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Dix-sept personnes, 12 soldats et cinq membres d'équipage, ont péri en Afghanistan jeudi dans le crash d'un hélicoptère de l'armée. Les talibans affirment avoir abattu l'appareil, mais un responsable gouvernemental a évoqué un incident technique.

Le crash a eu lieu quelques heures seulement après une attaque-suicide à la bombe contre les forces spéciales afghanes, qui a fait six morts.

Le pilote de l'appareil, qui transportait des soldats et des équipements militaires, a fait état par radio de problèmes techniques quelques minutes avant l'accident, a déclaré Gul Islam Seyal, un porte-parole de l'administration dans la province de Zaboul, dans le sud du pays.

Le ministère de la Défense a confirmé via un communiqué qu'un de ses hélicoptères s'était écrasé et ajouté qu'il donnerait plus tard davantage de précisions. Un porte-parole des talibans, Qari Youssef Ahmadi, a lui déclaré sur son compte Twitter que les insurgés avaient abattu l'hélicoptère.

Aucun tir hostile signalé

Un autre appareil qui volait avec ce dernier n'a toutefois fait état d'aucun tir hostile avant l'accident, a dit Gul Islam Seyal.

Il s'agit du pire accident aérien frappant les forces afghanes depuis la fin de la mission de combat de l'Otan en décembre dernier. La majeure partie de la flotte d'hélicoptères de l'armée afghane est constituée d'appareils de transport Mi-17 vieillissants.

Les accidents d'avions et d'hélicoptères sont un risque permanent pour les troupes afghanes, qui ont très régulièrement recours à ces appareils pour accéder aux zones montagneuses. Le manque d'entretien des appareils "est un gros problème", selon Graeme Smith, analyste de l'ONG International Crisis Group (ICG).

Attaque à la bombe

Par ailleurs, en début de journée, une bombe a visé une base des forces spéciales afghanes dans la province du Logar, dans l'est, tuant trois soldats et trois civils et blessant plus de 20 personnes.

"La bombe était énorme, elle se trouvait dans un petit camion", a déclaré Aleem Fedaee, le gouverneur de la province.

Dans l'après-midi, deux attaques coordonnées ont secoué la ville de Kandahar, berceau du mouvement taliban, au sud du pays. Des insurgés ont attaqué un poste de police et un barrage des forces de l'ordre. Deux policiers et un agent du renseignement ont été tués, selon les autorités locales.

Ces attentats, revendiqués par les talibans, montrent que leur ardeur au combat qu'ils mènent depuis la chute de leur régime en 2001 n'est pas entamée, malgré les conflits qui les traversent depuis l'annonce de la mort du mollah Omar et la désignation du mollah Akhtar Mansour à leur tête, la semaine dernière.

ATS