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L'ancien Premier ministre français Dominique de Villepin a été placé en garde à vue à Paris dans le cadre d'une affaire d'escroquerie présumée visant l'association hôtelière Relais et Châteaux. Il a recouvré la liberté en fin d'après-midi.

Il est néanmoins "probable" que le juge en charge de l'enquête à Strasbourg demande à entendre ultérieurement M. de Villepin, selon le vice-procureur de Strasbourg, Brice Raymondeau-Castanet. Il reviendra alors au juge de décider de son statut: simple témoin, témoin assisté ou mis en examen.

M. de Villepin s'est défendu d'être "en rien impliqué" dans "cette triste affaire qui touche l'un de (ses) amis". Celui-ci, l'ancien président de Relais et Châteaux Régis Bulot, 64 ans, a été mis en examen fin 2011 pour abus de confiance, escroquerie en bande organisée et blanchiment.

La justice soupçonne M. Bulot d'avoir, entre 2002 et 2008, détourné 1,6 million d'euros lié à l'impression du guide annuel de Relais et Châteaux (800'000 exemplaires). La somme lui aurait été reversée en liquide par des fournisseurs qui surfacturaient à sa demande leurs prestations.

Ecoutes téléphoniques

Selon des retranscriptions d'écoutes consultées par l'AFP fin 2011, Dominique de Villepin aurait tenté de dissuader Jaume Tàpies, le nouveau président de l'association Relais et Châteaux qui devait se porter partie civile, d'ébruiter une affaire judiciaire concernant son prédécesseur.

Après avoir déjeuné en janvier 2010 avec M. Tàpies, M. de Villepin s'est vanté par téléphone auprès de M. Bulot d'avoir "fait (à ses interlocuteurs) une trouille dix fois au-dessus de ce qu'ils imaginaient".

M. Bulot a reconnu ce système de surfacturations mais nie avoir mis en place un système de nuitées gratuites au bénéfice d'hommes politiques ou tout financement politique. Il affirme aussi que M. de Villepin n'a pas bénéficié de détournements, que ce soit sous la forme de versements en liquide ou de séjours gratuits.

En septembre 2001, la cour d'appel de Paris a confirmé la relaxe de Dominique de Villepin dans un autre dossier où il était soupçonné d'avoir conspiré en 2004 contre Nicolas Sarkozy avec de fausses listes de comptes bancaires de la société Clearstream.

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ATS