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"C'est probablement une question de temps avant que la Corée du Nord développe la capacité de frapper le territoire des Etats-Unis", a déclaré Rex Tillerson devant l'ONU.

KEYSTONE/AP/RICHARD DREW

(sda-ats)

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a exhorté vendredi la Chine devant le Conseil de sécurité de l'ONU à faire usage de son "levier économique" contre son allié nord-coréen. Cela pour le contraindre à arrêter ses programmes nucléaire et balistique.

"Nous devons tous faire notre part, mais la Chine représente 90% des échanges commerciaux nord-coréens, la Chine a un levier économique sur Pyongyang qui est unique et son rôle est particulièrement important", a pressé M. Tillerson. Ce dernier présidait une réunion ministérielle exceptionnelle du Conseil de sécurité en présence de son homologue chinois Wang Yi.

Les deux hommes devaient se voir en tête à tête plus tard dans la journée. Pékin a d'ores et déjà déclaré que l'usage de la force conduirait à de "plus grandes catastrophes" et que seuls le dialogue et les négociations permettraient de résorber les tensions.

"Toutes les options sur la table"

Même s'il a répété vouloir privilégier la voie du dialogue, M. Tillerson a aussi souligné que "toutes les options devaient rester sur la table" face à la Corée du Nord. Ce pays pourrait selon lui mener une "attaque nucléaire" contre la Corée du Sud, le Japon, voire les Etats-Unis.

"La menace d'une attaque nucléaire nord-coréenne sur Séoul ou Tokyo est réelle et c'est probablement une question de temps avant que la Corée du Nord développe la capacité de frapper le territoire des Etats-Unis", a poursuivi M. Tillerson.

Le chef de la diplomatie étasunienne devait demander à ses pairs d'imposer des sanctions supplémentaires à Pyongyang afin de l'amener à démanteler ses programmes d'armement nucléaire et de missiles balistiques.

Donald Trump, dans une interview accordée à Reuters jeudi, a estimé qu'un conflit majeur avec la Corée du Nord était du domaine du possible. Mais il a souligné qu'il entendait, avec l'aide de la Chine, alliée et voisine de Pyongyang, privilégier l'approche diplomatique.

"Rhétorique" de "guerre" fustigée

La Russie a de son côté mis en garde vendredi à l'ONU devant la "rhétorique" de "guerre" contre la Corée du Nord qui pourrait avoir des "conséquences effrayantes".

Le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, s'est dit pour sa part inquiet et a déploré devant le Conseil de sécurité "l'absence de canaux de communication" avec la Corée du Nord, ce qu'il a jugé "dangereux".

Le régime communiste nord-coréen a multiplié ces dernières années ses tirs de missiles balistiques, procédant même à cinq essais nucléaires souterrains, dont deux en 2016.

Ces programmes militaires ont valu à la Corée du Nord une série de résolutions de l'ONU et une batterie de sanctions internationales. D'après des experts onusiens, ces mesures punitives ont toutefois eu peu d'impact sur Pyongyang.

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ATS