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"Je pense qu'il souhaite nous aider avec la Corée du Nord", a déclaré Donald Trump au sujet du président chinois Xi Jinping (archives).

KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON

(sda-ats)

Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi avoir développé une bonne "alchimie" avec le président chinois Xi Jinping, en visite aux Etats-Unis la semaine dernière. Il a salué le refus ces jours-ci par Pékin d'accepter du charbon nord-coréen.

"Nous avons noué de bons liens. Je pense que nous avons eu une très bonne alchimie ensemble. Je pense qu'il souhaite nous aider avec la Corée du Nord", a déclaré M. Trump au sujet de Xi Jinping. Il s'exprimait lors d'une conférence de presse commune à la Maison Blanche avec le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

"J'ai été très impressionné par le président Xi et je pense qu'il a de bonnes intentions et je pense qu'il veut aider. Nous verrons s'il le fait ou non", a-t-il poursuivi, citant pour illustrer ses propos le refus de Pékin de donner accès à ses ports à des cargos chargés de charbon nord-coréen.

"Je pense que la Chine va vraiment essayer très dur et a déjà commencé. Un grand nombre de navires chargés de charbon ont été repoussés, vous avez vu ça hier et aujourd'hui. (...) Les grandes quantités de charbon quittant la Corée du Nord vers la Chine ont été renvoyées. Ca peut être efficace ou non", a relevé M. Trump. "Si ce n'est pas efficace, nous serons efficaces, je peux vous le promettre", a-t-il complété.

Durcissement

Pékin a sabré dès janvier, pour la première fois, ses importations de charbon nord-coréen, ont indiqué fin février les douanes chinoises, témoignant d'un durcissement envers Pyongyang avant même l'annonce mi-février que le pays cesserait ses importations pour le reste de 2017.

La Chine, principal soutien économique de Pyongyang, avait importé 22,5 millions de tonnes de charbon nord-coréen en 2016 (+15% sur un an), pour un montant total avoisinant 1,19 milliard de dollars, selon les douanes chinoises.

Cette interruption totale va porter un coup dur aux finances nord-coréennes, en faisant disparaître une source cruciale de devises. Cette suspension est destinée à respecter la résolution 2321 du Conseil de sécurité des Nations unies, avait expliqué la Chine. Adoptée le 30 novembre, le texte onusien a resserré l'étau des sanctions internationales contre Pyongyang en raison de son programme nucléaire.

Invitation nord-coréenne

La Corée du Nord a de son côté invité "les journalistes étrangers présents sur son territoire à se préparer à un "important événement", jeudi. Il n'est toutefois pas possible d'établir avec certitude si cette invitation est liée à son programme nucléaire.

Près de 200 journalistes étrangers sont présents dans la capitale nord-coréenne qui s'apprête à célébrer samedi le 105 anniversaire de la naissance de son fondateur, Kim Il-sung.

Aucun détail n'a été donné au journaliste, ni sur la nature de l'événement ni sur son lieu. Ce n'est pas la première fois que le régime de Kim Jong-un se livre à de telles mises en scène, mais cette invitation intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques avec Washington qui a décidé la semaine dernière d'envoyer dans la région un groupe aéronaval.

Pyongyang a menacé les Etats-Unis d'attaque nucléaire au moindre signe d'agression.

Recherche de soutiens

En quête de soutiens pour éviter un tel emballement militaire avec la Corée du Nord, M. Trump ne peut se permettre d'irriter Pékin et ne s'en cache d'ailleurs pas. Dans un entretien au Wall Street Journal, il affirme ainsi clairement qu'il tolérerait les déficits commerciaux colossaux vis-à-vis de la Chine si Pékin s'impliquait davantage dans la crise avec Pyongyang.

Relatant dans l'entretien sa discussion avec le président Xi, M. Trump lui aurait ainsi dit: "Vous voulez un super accord (commercial avec les Etats-Unis)? Réglez le problème avec la Corée du Nord".

Lors de cette interview Donald Trump a également indiqué ne plus vouloir désigner la Chine comme un pays sous-évaluant sa monnaie. Il revient ainsi sur une de ses promesses de campagne emblématiques. "(Les Chinois) ne manipulent pas leur monnaie", a ainsi affirmé le président américain, quelques jours après avoir reçu son homologue chinois Xi Jinping dans sa villa de Mar-a-Lago, Floride.

Pendant sa campagne, M. Trump n'avait cessé d'accuser Pékin de sous-évaluer le yuan afin de doper ses exportations et avait assuré que la Chine serait officiellement mise à l'index "au premier jour" de sa présidence. Une telle désignation aurait ouvert la voie à de possibles sanctions contre Pékin, au risque de déclencher une guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales. Pékin devrait donc échapper à cette embarrassante classification, dont elle avait hérité entre 1992 et 1994.

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ATS