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Les juges du tribunal d'Arlon ont condamné en 2004 Marc Dutroux pour l'enlèvement, la séquestration et le viol de six fillettes et adolescentes belges, ainsi que la mort de quatre d'entre elles (archives).

KEYSTONE/AP VAN PARYS

(sda-ats)

Le criminel belge Marc Dutroux, condamné à la prison à perpétuité pour avoir été le tortionnaire de six jeunes filles en 1995-96, "est totalement incapable" d'indemniser ses victimes ou leurs familles. Il "ne possède strictement rien", assure son avocat.

Dans une lettre que viennent de recevoir les parents de quatre fillettes assassinées et les deux jeunes femmes également violées, qui ont survécu à leur séquestration, Bruno Dayez affirme que son client "est prêt répondre" aux questions qui seraient demeurées en suspens. Car "le procès d'Arlon (en 2004, ndlr) n'a pas livré, loin de là, la réponse à toutes les questions", ajoute-t-il dans ce courrier obtenu jeudi par l'AFP.

Mais dans le même temps l'avocat met en garde sur le risque que soient déçues d'éventuelles attentes en matière de "réparation" et d'"indemnisation". "Je suis obligé d'admettre qu'il (Marc Dutroux) ne possède strictement rien et qu'il est totalement et définitivement incapable de satisfaire à cette exigence", écrit-il.

Libération conditionnelle

Comme il l'avait indiqué à l'AFP le 22 août, après avoir fini de rédiger la lettre, le pénaliste inscrit cette démarche dans la perspective d'une nouvelle demande de libération conditionnelle.

Avec en tête l'objectif de faire libérer Dutroux en 2021, il rappelle qu'une des "cinq conditions" pour une libération anticipée concerne "l'attitude du condamné à l'égard des victimes". Ainsi, de ce point de vue, "il m'a paru opportun de faire un pas dans votre direction".

Enterrées vivantes

Marc Dutroux, aujourd'hui âgé de 61 ans, a passé 22 ans en prison. Il avait été arrêté le 13 août 1996. Deux jours plus tard, deux adolescentes, Laetitia Delhez et Sabine Dardenne - disparues respectivement depuis quelques jours et quelques mois -, avaient été retrouvées vivantes dans une cache aménagée dans la cave d'une de ses maisons, à Marcinelle, près de Charleroi (sud-ouest).

Dans les semaines qui ont suivi, les corps de Julie et Mélissa, deux amies de huit ans enlevées à Liège (est) en juin 1995 et mortes de faim dans la cave de Marcinelle, étaient exhumés d'une de ses propriétés.

Puis ce furent ceux de deux jeunes Flamandes, An Marchal, 17 ans, et Eefje Lambrecks, 19 ans, enterrées vivantes dans le jardin d'une autre de ses habitations.

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ATS