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EasyJet creuse ses pertes et reste prudent en raison du Brexit

Le premier semestre, qui s'étend d'octobre à mars, est traditionnellement une période peu porteuse pour le transport aérien, contrairement aux saisons touristiques du printemps et de l'été (archives). KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI sda-ats
Ce contenu a été publié le 17 mai 2019 - 10:07
(Keystone-ATS)

La compagnie aérienne britannique EasyJet a annoncé vendredi avoir creusé sa perte au premier semestre 2018-2019. Le transporteur à bas coûts reste prudent pour le reste de l'année en raison de conditions de marché défavorables liées notamment au Brexit.

Le groupe a dévoilé une perte après impôts de 218 millions de livres, bien plus élevée que celle enregistrée un an plus tôt (54 millions de livres), selon un communiqué. Ces résultats ne sont pas une surprise puisque le groupe avait prévenu début avril des difficultés du premier semestre. La perte avant impôts, à 272 millions de livres, est ainsi conforme à ce qu'il prévoyait alors (275 millions).

Le premier semestre, qui s'étend d'octobre à mars, est traditionnellement une période peu porteuse pour le transport aérien, contrairement aux saisons touristiques du printemps et de l'été. "Les performances d'EasyJet ont été conformes aux attentes au premier semestre", souligne le directeur général Johan Lundgren.

M. Lundgren s'est cependant dit "heureux" que la compagnie ait transporté 41,6 millions de clients, soit 13% de plus sur un an, "malgré des conditions de marché plus difficiles". EasyJet s'attend même à un second semestre encore difficile avec une légère baisse prévue du revenu par siège, évoquant en particulier l'impact négatif des incertitudes du Brexit et du ralentissement économique en Europe.

Vive concurrence

Résultat, les avions sont moins pleins, d'autant que la concurrence fait rage sur le court-courrier européen, ce qui se traduit par une pression sur les marges de la compagnie. EasyJet s'attarde également pour le premier semestre sur les effets de l'intégration d'une partie de l'activité de l'ex-Air Berlin qui ont augmenté ses capacités mais entraîné une pression sur les prix, ou encore sur les coûts liés aux perturbations à l'aéroport londonien de Gatwick en décembre en raison de vols de drones.

Dans le même temps, la compagnie a pâti d'une hausse des prix du kérosène. Celle-ci lui a coûté environ 140 millions de livres de plus d'un an sur l'autre.

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