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Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus veut une accélération de la vaccination après s'être rendu dans la zone de la nouvelle épidémie d'Ebola en RDC en République démocratique du Congo (RDC).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le directeur général de l'OMS est encore "plus inquiet" après sa visite de deux jours pour évaluer la nouvelle épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC. Alors que le bilan a augmenté à 41 victimes, il a appelé mardi à Genève les parties en conflit à une trêve.

"Le virus est dangereux pour tout le monde", a dit devant la presse Tedros Adhanom Ghebreyesus qui s'est rendu de jeudi à samedi en République démocratique du Congo (RDC). "Il ne choisit pas entre tel ou tel groupe", a-t-il dit.

Or, l'accès aux zones rouges où le conflit est actif est difficile. Plus de 100 groupes armés combattent et plus de 120 incidents violents ont été observés depuis janvier.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'a pour le moment pas décidé de convoquer un Comité d'urgence du Réglement sanitaire international pour établir si l'épidémie constitue une urgence sanitaire de portée internationale. Facteurs aggravants, celle-ci a lieu dans une zone "très densément peuplée" et où se trouvent plus d'un million de déplacés.

Dizaines de cas

Par ailleurs, les quelque 70 travailleurs de santé sur place, dont sept ont été affectés à Mangina, ont dû rejoindre leurs habitations et être remplacés en raison de leurs contacts avec certaines des plus de 600 personnes déjà identifiées.

Selon les chiffres donnés mardi sur la situation jusqu'à lundi, l'épidémie a fait 41 victimes. Près d'une soixantaine de cas ont été observés depuis début août, dont 30 ont été confirmés. Pour le moment, les raisons de l'épidémie ne sont pas établies. Contrairement aux précédentes, les hommes sont moins touchés.

Au total, près de 200 travailleurs de santé et une vingtaine de civils ont été vaccinés. "Nous allons accélérer cela", a affirmé M. Tedros, alors que 3000 doses sont déjà disponibles sur place après la récente épidémie. Mais des centaines de milliers d'autres peuvent être activées rapidement.

Le directeur général s'est dit "optimiste" sur la possibilité d'éradiquer cette dixième épidémie en RDC avant la présidentielle prévue en fin d'année. Il a dit avoir constaté le même "niveau de partenariat" et d'activité que celui qui a permis d'éliminer Ebola dans le nord-ouest du pays fin juillet. Cette épidémie avait fait plus de 30 victimes.

Ouganda et d'autres pays

Autres soins, 5 patients utilisent pour la première fois une nouvelle molécule thérapeutique. Et ils se portent bien, selon M. Tedros qui souligne le besoin d'oeuvrer auprès de la population pour la convaincre des bienfaits de ces dispositifs.

L'OMS établit actuellement un centre de santé pour 15 patients à Beni et Médecins sans frontières (MSF) prévoit 50 lits. De son côté, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a annoncé l'envoi de 90 tonnes supplémentaires de matériel de santé et pour l'assainissement de l'eau. Un chargement ajouté à près de 15 tonnes déjà acheminées.

Cette assistance rassemble notamment 10 millions d'unités de purification de l'eau, un dispositif de stockage de 325 m3 ou des équipements d'hygiène pour des milliers de familles à Beni ou Mangina.

M. Tedros a aussi rencontré le Premier ministre ougandais. Des postes pour contrôler les cas possibles ont été établis. Comme les autres voisins de la RDC, ce pays a pris des mesures pour éviter la propagation du virus chez lui.

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ATS