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MSF appelle à mieux expliquer Ebola à la population en RDC et à ne pas laisser entendre que tous seront vaccinés (archives).

KEYSTONE/EPA/STR

(sda-ats)

Médecins Sans Frontières (MSF) met en garde contre une réponse surdimensionnée à Ebola en RDC où elle ne veut pas voir "le monde entier" débarquer. L'ONG salue la décision de l'OMS de ne pas déclarer une urgence mondiale mais critique sa communication sur les vaccins.

"Il est difficile de faire des extrapolations sur ce que va devenir l'épidémie", a estimé jeudi le coordinateur médical d'urgence de MSF Jean-Clément Cabrol devant la presse à Genève. "On est au début d'une intervention", dit celui qui est revenu mercredi de deux semaines à Bikoro, épicentre de la nouvelle flambée d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC).

Selon lui, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu raison d'être prudente et de ne pas déclencher une urgence sanitaire de portée mondiale. Tant que l'épidémie n'aura pas atteint la capitale Kinshasa ou les pays voisins.

"Il faut éviter que le monde entier ne débarque à Mbandaka", ville de centaines de milliers d'habitants où Ebola a été observé. "Ce qui est déjà le cas" et pose des problèmes d'organisation en raison d'acteurs pas assez rompus aux défis.

Vaccination "complémentaire"

Le coordinateur médical salue toutefois la réponse rapide de l'OMS, contrairement à l'épidémie d'il y a quatre ans où l'ONG avait dû tirer la sonnette d'alarme. "Beaucoup plus de moyens sont arrivés beaucoup plus tôt", dit-il. Pour autant, il faut améliorer la surveillance et les explications de la maladie aux communautés.

Par ailleurs, la communication du directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus autour de la vaccination, "expérimentale", "n'a pas été bien faite". Le responsable de MSF critique notamment la demande à la population de s'identifier pour être vaccinée.

Le vaccin, qui doit être maintenu à -80°C, constitue "un outil complémentaire" mais pas la solution à Ebola, insiste-t-il. L'objectif n'est pas de mener une campagne d'immunisation de masse.

Chaque cas confirmé demande la vaccination de 80 personnes. Or, le dispositif permet au maximum de prendre en charge un peu plus de 40 personnes par jour.

Plusieurs centres de santé établis

L'OMS a démarré symboliquement lundi la vaccination à Mbandaka. MSF va elle lancer sa campagne le week-end prochain en priorité dans les hôpitaux. Mais le principal problème reste selon le médecin de diminuer la défiance de la population face à la maladie.

Certaines personnes menacent le personnel de santé. Et des patients ne veulent pas rejoindre des centres de santé. MSF a annoncé mercredi que trois patients s'étaient enfuis d'un hôpital de Mbandaka. Une personne contaminée qui s'échappe peut rapidement entrer en contact avec 50 ou 60 personnes.

Il est hors de question de "forcer les gens" à se faire hospitaliser ou d'apporter une réponse militaire pour les maintenir dans les centres de santé, dit le responsable de l'ONG. Mais ceux qui restent chez eux doivent être isolés.

De son côté, MSF bénéficie de deux unités de prise en charge. Un centre est en train d'être construit à Mbandaka à l'écart de la ville. Et un autre va être établi conjointement avec le ministère de la santé à Kisha pour préparer une éventuelle extension de l'épidémie. Selon les derniers chiffres. celle-ci a fait 27 victimes. Et sur près de 60 cas, 28 sont certains.

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ATS