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Selon l'Etat du Valais, une pénurie en personnel soignant est déjà constatée aujourd'hui dans le canton (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Une Ecole supérieure (ES) en soins infirmiers ouvrira ses portes en septembre 2017 à Viège. Elle doit réduire la pénurie de personnel dans le Haut-Valais et freiner l'exode en Suisse alémanique. Le PS du Valais romand se dit inquiet.

L'ES en soins infirmiers s'adressera au Valaisans germanophones qui n'ont pas forcément suivis la voie de la maturité gymnasiale, professionnelle ou spécialisée, et qui détiennent par exemple un CFC d'assistant en soins. A l'heure actuelle, ils sont obligés de se former hors du canton, et une fois diplômés, ils y poursuivent souvent leur activité professionnelle, a indiqué l'Etat du Valais jeudi dans un communiqué.

La situation pénalise le Valais où "une pénurie en personnel soignant est déjà constatée". Le manque est lié notamment au vieillissement de la population et à la vague de départ en retraite du personnel issu de la génération du "baby-boom", poursuit le canton.

Jusqu'en 2020

La nouvelle ES en soins infirmiers se situera sur le site de la HES-SO Valais de Viège. Cette dernière propose un Bachelor en soins infirmiers sur ses sites de Sion et de Viège. Les deux formations sont "complémentaires", assure l'Etat du Valais.

La nouvelle ES en soins infirmiers sera opérationnelle durant quatre ans, soit jusqu'en 2020. "Si l'expérience pilote s'avère concluante, la filière sera pérennisée dans le système valaisan de formation", souligne le canton.

Crainte d'une concurrence

La décision du gouvernement valaisan d'ouvrir une ES en soins infirmiers en langue allemande préoccupe le parti socialiste du Valais romand (PSVR). "Cette décision va à contre-courant de la politique choisie par le canton du Valais jusqu'à présent, qui a privilégié, comme toute la Suisse romande, la formation en Haute Ecole spécialisée (HES) avec un Bachelor en soins infirmiers", écrit le parti jeudi dans un communiqué.

Pour le PSVR, "le risque de jouer les deux formations l'une contre l'autre est bien réel". Le parti craint la remise en question à moyen terme de la formation HES dans le Haut-Valais, voire dans le Valais romand. "Le Conseil d'Etat doit impérativement assurer un soutien solide et durable à la HES pour que celle-ci puisse continuer son développement dans notre canton", souligne-t-il.

ATS

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