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Alors que la crise de la dette se poursuit avec son lot d'incertitudes, economiesuisse se veut un peu plus optimiste qu'en décembre quant à l'évolution de l'économie suisse cette année. La Fédération des entreprises suisses table désormais sur une croissance de 0,9%, contre 0,5% à fin 2011.

Affrontant des conditions difficiles avec, outre la crise de la dette dans la zone euro, le problème du franc fort, l'économie suisse s'en sort bien, s'est réjoui lundi economiesuisse. Si la force du franc pèse sur la rentabilité de nombreuses entreprises, celles-ci ont optimisé leur structure de coûts et accru leur productivité.

Si l'économie suisse s'est petit à petit habituée au franc fort, le taux plancher de 1,20 franc pour un euro fixé le 6 septembre 2011 par la Banque nationale suisse (BNS) demeure une nécessité absolue, a précisé Rudolf Minsch, le chef économiste de l'association faîtière. La décision de la banque centrale a fait ses preuves.

Innovation et marchés émergents à la rescousse

Touchées dans leur compétitivité, les entreprises helvétiques font preuve de davantage d'innovation afin de compenser les désavantages en termes de coûts par une plus-value. Mais la crise de la dette en Europe se traduit désormais par une nouvelle baisse de la demande sur les principaux marchés d'exportation. Même si l'Allemagne conserve des taux de croissance positifs, cette dynamique est en voie de fléchissement.

Dans ce contexte, l'industrie exportatrice suisse, en premier lieu l'horlogerie, profite de l'expansion continue de la demande sur les marchés émergents. Les entreprises helvétiques tirent profit de leur grande diversification géographique et sectorielle, ce qui leur permet de compenser, du moins en partie, le fléchissement conjoncturel en Europe.

Il n'en reste pas moins que les exportations devraient légèrement fléchir cette année de 0,6%, puis de manière plus marquée l'an prochain, soit de 1%, alors que le produit intérieur brut (PIB) devrait afficher une croissance de 0,8% en 2013, prévoit economiesuisse.

ATS