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Le président d'economiesuisse, Gerold Bührer, table sur une sortie de la Grèce de la zone euro. Un scénario qui, selon lui, pourrait constituer un test supplémentaire pour le cours plancher de 1,20 franc pour un euro instauré par la Banque nationale suisse (BNS).

Car la Suisse, pays jugé sûr, va gagner davantage d'importance pour les investisseurs, relève Gerold Bührer dans une interview accordée à l'hebdomadaire alémanique "NZZ am Sonntag". "C'est pourquoi il est important que non seulement la direction de la BNS, mais également le Conseil fédéral et le monde politique, soutiennent comme le granit du Gothard le taux plancher fixé."

Pour l'économie suisse, Gerold Bührer entrevoit plusieurs défis: celle-ci devra vivre encore quelque temps avec le handicap du franc fort jusqu'à ce que l'inflation, qui grimpe plus rapidement à l'étranger, contribue à supprimer les désavantages concurrentiels.

Instabilité politique et sociale

De plus, il faut partir du principe que la zone euro, en tant que plus important partenaire économique, devra faire face à un creux, mais aussi à des écueils conjoncturels durant plusieurs années - à l'exception de l'Allemagne et de quelques pays plus petits, indique le président d'economiesuisse.

L'instabilité politique et sociale en Europe va croître, estime le Schaffhousois. Il est important, selon lui, que le fond de secours européen de 800 milliards d'euros puisse protéger l'Espagne et l'Italie. La probabilité que la Grèce puisse rester dans la zone euro s'amenuise: "A moins d'un miracle, je crains qu'un retrait ne puisse être évité".

ATS