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Le premier ministre français, Edouard Philippe, a prononcé sa déclaration solennelle de politique générale devant l'Assemblée nationale avant d'obtenir la confiance du parlement à une large majorité.

KEYSTONE/AP/MICHEL EULER

(sda-ats)

L'Assemblée nationale a française a, sans surprise, accordé clairement sa confiance mardi au gouvernement du premier ministre Edouard Philippe, par 370 voix contre 67. C'est le plus faible nombre de votes contre lors d'un discours de politique générale depuis 1959.

"Je ne prends en aucune façon cette confiance comme un blanc-seing", a déclaré dans l'hémicycle le chef du gouvernement après la proclamation du résultat. "Je remercie l'ensemble des députés qui l'ont votée, je respecte évidemment ceux qui ne l'ont pas fait".

Sur 566 votants, il y a eu 437 suffrages exprimés, soit 129 abstentions, un record. Parmi les abstentionnistes figurent 75 des 100 députés Les Républicains (LR, droite), 23 Nouvelle Gauche (ex-PS) et 23 "constructifs" de droite.

Le groupe La République en marche (REM), qui dispose à lui seul de la majorité absolue, et son allié du MoDem ont bien sûr voté la confiance. Seuls les députés La France insoumise, communistes et Front national ont voté unanimement contre le gouvernement Philippe.

Dans les cordes

Copieusement applaudi par les 308 députés LREM au long de son discours d'une heure et quart, le Premier ministre a déroulé une feuille de route fondée sur le projet bâti par Emmanuel Macron. Il entend mettre en oeuvre les principales mesures économiques dans les deux ans.

Paquet de cigarettes porté progressivement à 10 euros, vaccins obligatoires pour les enfants, réforme du bac: pour sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, le chef du gouvernement a souvent donné dans les annonces concrètes.

Face au risque de dérapage budgétaire hérité du quinquennat de François Hollande, M. Philippe a précisé des mesures devant permettre de trouver les quatre milliards d'euros nécessaires pour ne pas franchir la barre des 3% du PIBN pour le déficit public.

"La France est dans les cordes et aucune esquive ne nous sauvera", a justifié cet adepte de la boxe devant les députés. Le président lui avait laissé le soin de détailler l'impopulaire feuille de route budgétaire.

Equilibre de la Sécu en 2020

Promesse majeure du candidat Macron, la baisse de la taxe d'habitation sera bien mise en oeuvre "d'ici la fin du quinquennat", mais le Premier ministre n'a pas donné de calendrier plus clair. Les contribuables espéraient une mise en place progressive entre 2018 et 2020.

Confirmée également la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée, ndlr.). Cible de la droite, elle devrait être plus que compensée pour les actifs par la baisse des cotisations sociales, autre mesure phare du programme Macron.

Pour ne pas vider les caisses, l'allégement de l'impôt sur la fortune et la transformation du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, ndlr) en allégement de charges sont reportés en 2019. Objectif gouvernemental: une Sécurité sociale à l'équilibre "à l'horizon 2020".

D'autres promesses électorales du président se sont concrétisées en objectifs officiels: 2% du PIB consacrés à la Défense d'ici 2025, suppression du régime social des indépendants (RSI), convergence diesel-essence, accès au très haut débit partout en France d'ici 2022...

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ATS