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La Confédération veut relancer son programme "Dialogue sur l'égalité des salaires". S'appuyant sur les résultats concluants de McDonald's Suisse, elle entend mieux sensibiliser les employeurs aux bénéfices qu'ils peuvent en retirer.

Lancé il y a trois ans, le programme a attiré seulement 21 entreprises qui ont analysé leur grille de salaires. "Le résultat est décevant", selon Luzius Mader sous-directeur de l'Office fédéral de la justice. L'objectif est fixé à 100 entreprises volontaires d'ici 2014.

L'idée n'est pas de dénoncer des firmes mais de leur permettre sur une base volontaire d'examiner leur structure salariale et de prendre dans les 4 ans qui suivent des mesures pour combler les éventuelles différences inexplicables", a-t-il insisté.

Cet exercice est selon lui payant pour les entreprises non seulement en termes d'image mais aussi en termes de gains d'efficacité et de compétitivité. Il devrait en outre s'imposer sachant que dans le secteur privé, les femmes sont encore payées 18% de moins que les hommes pour un travail égal.

Différences minimes chez McDonald's

L'exemple de McDonald's Suisse illustre le bien-fondé de la démarche. L'entreprise a passé à la loupe les salaires de ses 7600 employés dans toutes ses unités et à tous les niveaux hiérarchiques, y compris la direction. Le projet a été mené en partenariat avec le syndicat Unia sur un an.

L'analyse, a débouché sur une différence sans explication objective entre les salaires hommes-femmes de 0,7%, soit bien en-dessous du seuil de tolérance de 5% prévu par le "Dialogue salarial". L'écart constaté dans la branche de la restauration avoisine les 10%.

Pour Unia, il faudrait une application contraignante pour atteindre l'égalité salariale, comme par exemple un organe habilité à procéder à des contrôles et à demander des ajustements.

Luzius Mader est également d'avis que des changements législatifs seraient indispensables. Il a du reste rappelé que le droit à un salaire égal pour un travail égal est inscrit dans la Constitution depuis plus de 30 ans.

ATS