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Egalité salariale: les mesures volontaires ne suffiront pas

Ce contenu a été publié le 30 juin 2014 - 12:31
(Keystone-ATS)

Les mesures volontaires ne suffiront pas pour réaliser l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Le bilan tiré après cinq ans de système facultatif pour corriger les discriminations est pour le moins mitigé. Seulement 51 entreprises ont participé au projet de "dialogue" sur l'égalité des salaires.

Le Conseil fédéral est attendu au tournant. Il devrait présenter prochainement un projet en vue de concrétiser la non-discrimination fixée dans la loi sur l'égalité des sexes depuis 1996. Les milieux patronaux freinent des quatre fers, craignant de se faire imposer des mesures coercitives.

Pourtant, au lieu de se réduire, l'écart salarial entre les femmes et les hommes s'est creusé de 0,5 point entre 2010 et 2012, atteignant 18,9% ou environ 677 francs par mois. Si une partie de la différence s'explique par des questions de formation ou de niveau de responsabilité, environ 9% relève de la pure discrimination.

Dialogue de sourds

En attendant les mesures gouvernementales, l'organe responsable du "dialogue sur l'égalité des salaires" a fait le point lundi après cinq ans d'exercice. Le bilan de ce projet mis en place par les partenaires sociaux et la Confédération est mitigé.

Les organisateurs espéraient qu'au moins une centaine d'entreprises acceptent de contrôler leur structure de rémunérations. Ils ont dû se contenter de la moitié. Le concept de mesures facultatives pour réaliser l'égalité des salaires n'a pas atteint son objectif, à savoir l'élimination rapide des discriminations salariales, écrit l'Office fédéral de la justice dans un communiqué.

Néanmoins, le dialogue a accru la sensibilité des entreprises à la problématique, selon l'OFJ. "La nécessité de prendre des mesures pour réaliser l'égalité des salaires est incontestée", écrit-il.

Il y a trois semaines, le Conseil des Etats a transmis un postulat demandant au Conseil fédéral de s'en tenir aux mesures volontaires. La ministre de la Justice Simonetta Sommaruga a alors mis en garde contre une solution misant sur le tout volontaire ou le tout coercitif.

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