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La Journée internationale des femmes est l'occasion de rappeler que la Suisse est encore loin de l'égalité salariale entre hommes et femmes (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

En Suisse, les femmes sont encore loin de l'égalité salariale et de la parité en politique. Petit état des lieux à l'occasion de la Journée internationale des femmes qui se tient jeudi.

Le droit à un salaire égal est ancré dans la Constitution depuis 37 ans, la loi sur l'égalité en vigueur depuis 22 ans. Pourtant les femmes gagnent toujours moins que les hommes; et environ 7% de la différence, inexpliqués, correspondent à de la discrimination. Mais la donne n'est pas près de changer.

Le Conseil des Etats a en effet décidé la semaine dernière de renvoyer en commission un projet - édulcoré par le gouvernement après la procédure de consultation, puis par la commission - qui vise à imposer aux entreprises la transparence salariale.

Pour la droite, les mesures volontaires suffisent, mais il faut du temps avant qu'elles ne produisent leurs effets. Et le projet engendrerait de la bureaucratie inutile. La gauche estime au contraire que l'écart salarial ne disparaîtra pas sans intervention.

Echec des mesures volontaires

Dans son rapport 2016, la Commission fédérale pour les questions féminines (CFQF) remarque que les inégalités de traitement des femmes et des hommes sur le marché du travail restent "flagrantes". Les mesures volontaires des entreprises sont insuffisantes, d'après la CFQF, il faut donc des moyens contraignants.

"L'économie a déjà tenté la voie des mesures volontaires", abonde Simonetta Sommaruga dans les colonnes du dernier Matin Dimanche. "Sur les 66'000 entreprises qui auraient pu participer à ce programme, seules 28 l'ont fait. Je pense que la voie volontaire est sans issue".

La ministre de la justice veut cependant voir le verre à moitié plein: la majorité des conseillers aux Etats a choisi d'entrer en matière sur le projet de loi. Mais le chemin est encore long. "Il faudra se montrer tenace", prévient Mme Sommaruga.

"Les femmes suisses ne doivent pas oublier qu'elles n'ont jamais rien obtenu gratuitement. Il faut peut-être se remobiliser. Retrouver l'esprit de la grève des femmes de 1991", suggère la conseillère fédérale socialiste. "Les femmes en Suisse ont l'habitude d'être tenaces pour arriver à leurs fins".

TVA sur les serviettes hygiéniques

La semaine dernière, une autre proposition visant à soutenir les femmes a été balayée, cette fois par le Conseil national. Ce dernier a refusé que les produits d'hygiène corporelle de base soient soumis à un taux réduit de TVA à 2,5%.

La motion de Jacques-André Maire (PS/NE) s'étonnait que les serviettes hygiéniques, les couches pour bébé ou le papier hygiénique soient taxés à 8%. Y voyant une pratique discriminatoire envers les femmes ou les familles, le Neuchâtelois a rappelé en vain que la Grande-Bretagne et le Canada ont renoncé à taxer les tampons et serviettes hygiéniques. Et l'UE a assoupli ses règles pour permettre aux Etats membres d'introduire un taux réduit, voire nul.

Représentation politique

Outre le problème économique, la question de la représentation des femmes en politique est toujours d'actualité. Depuis que l'égalité figure dans la Constitution, seules 7 femmes ont été élues conseillères fédérales, quand, dans le même temps, 21 hommes accédaient au gouvernement. Sur près de quatre décennies, la proportion de femmes au sommet de l'Etat se situe donc à 25%.

Pour changer les choses, une initiative parlementaire des Verts propose de préciser dans la Constitution que les sexes doivent être équitablement représentés au Conseil fédéral. Mais le texte de la Bâloise Maya Graf a été rejeté par la commission des institutions politiques du Conseil national en janvier.

Au Parlement, la situation n'est guère meilleure. Si les femmes ont franchi pour la première fois la barre des 30% dans la Chambre du peuple lors des élections de 2015, passant de 29% à 32% des élus, la représentation féminine n'a atteint que 15% au Conseil des Etats.

Quant à la représentation parlementaire justement, une autre initiative des Verts est aussi en suspens au Conseil national: le texte de Sibel Arslan (BS) veut imposer aux partis de présenter des listes de candidats à la Chambre du peuple comportant au moins un tiers de femmes. Il a aussi été refusé par la commission.

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ATS