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L'armée égyptienne a placé samedi 300 personnes en détention préventive à la suite des affrontements meurtriers entre manifestants et soldats vendredi près du ministère de la Défense au Caire. Elle a aussi décrété un nouveau couvre-feu dans ce quartier, selon des sources militaires.

Neuf journalistes se trouvent parmi les détenus. Un responsable des services de sécurité a confirmé ce chiffre, et précisé que de nouvelles arrestations pourraient avoir lieu samedi.

Le parquet militaire a annoncé que les 300 personnes seraient "maintenues en détention pendant 15 jours dans l'attente des résultats de l'enquête" sur les affrontements qui ont secoué vendredi le quartier d'Abbassiya, faisant deux morts, dont un soldat, et plus de 300 blessés.

L'armée a également décrété un nouveau couvre-feu dans ce quartier pour la nuit de samedi à dimanche, pour la deuxième soirée consécutive, a annoncé un responsable militaire. Ce couvre-feu est imposé de 23h00 à 06h00 locales, a précisé ce responsable.

Accusations rejetées

Sur les 320 personnes arrêtées lors des violences de vendredi, une source militaire avait initialement indiqué que le parquet militaire avait placé en détention 179 personnes, dont 13 femmes.

Après des heures d'interrogatoire vendredi soir, les personnes arrêtées ont été accusées d'avoir attaqué des officiers et des soldats, de s'être rassemblées dans une zone militaire et d'avoir entravé des membres des forces armées dans l'exercice de leurs fonctions, a indiqué cette source. Ils ont tous rejeté ces accusations.

Samedi, le calme était revenu dans le quartier d'Abbassiya, près du ministère de la Défense, en proie la veille à des scènes de chaos. Ces heurts ont éclaté à trois semaines de la première élection présidentielle depuis la chute début 2011 du président Hosni Moubarak.

ATS