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La place Tahrir au Caire était toujours occupée dimanche par des centaines de manifestants protestant contre la clémence de la justice dans le procès d'Hosni Moubarak et d'anciens responsables de son régime. Ils ont lancé des appels à un nouveau soulèvement.

Le Parquet avait requis la peine capitale contre M. Moubarak, son ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six anciens hauts responsables du ministère de l'Intérieur pour leur responsabilité dans la mort de près de 850 manifestants lors de la "Révolution du Nil" début 2011. L'ex-raïs et l'ex-ministre ont été condamnés à la prison à vie samedi, alors que leurs coaccusés ont été acquittés.

Les deux fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal, ont pour leur part vu les accusations de corruption qui pesaient sur eux déclarées prescrites par la Cour, et n'ont pas été condamnés. Ils restent toutefois en détention en attendant un autre procès pour malversations financières.

Le procureur général égyptien a décidé de faire appel, a-t-on appris dimanche auprès du Parquet. Cette source n'a toutefois pas précisé si cet appel visait toutes les décisions de justice rendues samedi, ou seulement les acquittements.

"Ce n'était pas un verdict équitable"

Les manifestants ont envahi les rues du Caire, d'Alexandrie et de plusieurs villes du canal de Suez (Suez, Port-Saïd, Ismaïliya) dès le prononcé du verdict. Les manifestations se sont poursuivies dans la nuit de samedi à dimanche par des rassemblements sur la place Tahrir du Caire, lieu emblématique du soulèvement qui a conduit à l'éviction de M. Moubarak le 11 février 2011.

"Ce n'était pas un verdict équitable. Le rejet de la décision du juge est massif", résume un manifestant, Amr Magdi. "Tahrir va à nouveau se remplir de manifestants. En Egypte, la seule façon d'obtenir justice est de protester, parce que toutes les institutions sont toujours contrôlées par des gens à Moubarak."

L'issue de ce procès alourdit encore le climat à l'approche du second tour de l'élection présidentielle, les 16 et 17 juin. Le scrutin se jouera entre le Frère musulman Mohammed Morsi et le dernier Premier ministre de M. Moubarak, Ahmad Chafiq.

ATS