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La commission électorale égyptienne a confirmé l'exclusion de dix candidats de l'élection présidentielle, a-t-on appris mardi auprès de deux sources de la commission. Parmi eux, l'ancien chef des services de renseignement Omar Souleimane et le prédicateur salafiste Hazem Salah Abou Ismaïl.

Est également exclu du scrutin le candidat des Frères musulmans, Khaïrat al Chater. Il faisait figure de favori après la large victoire du parti Liberté et Justice (PLJ), vitrine politique de la confrérie, aux élections législatives en début d'année.

Mais la confrérie islamiste avait prévu cette éventualité, présentant un second candidat, Mohamed Morsi, dont le dossier a été validé et qui portera donc les couleurs du mouvement.

"Tous les appels ont été rejetés car aucun élément nouveau n'a été porté à notre connaissance dans les dossiers d'appel", a dit un membre de la commission, confirmant sous couvert d'anonymat une information d'abord donnée par le site Internet du journal gouvernemental "Al-Ahram". Cette décision ne peut faire l'objet d'un nouvel appel.

Pas assez de signatures

Le scrutin présidentiel est censé parachever la transition vers un régime démocratique après plus d'un an de pouvoir militaire depuis le renversement par la rue, en février 2011, du président Hosni Moubarak. Le premier tour est prévu les 23 et 24 mai.

La commission électorale avait refusé samedi d'enregistrer les dossiers de dix des vingt-trois candidats en invoquant diverses irrégularités administratives. Ils avaient 48 heures pour faire appel.

La candidature de dernière minute d'Omar Souleimane, promu pendant la "révolution du Nil" à la vice-présidence du pays, n'a pas recueilli le nombre requis de signatures de soutien, selon l'agence de presse officielle Mena.

Le salafiste Hazem Salah Abou Ismaïl est, lui, écarté en raison de la double nationalité égypto-américaine dont aurait bénéficié sa mère, décédée en 2010. Il a vainement démenti cette information, en dénonçant un "complot".

ATS