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Le gouvernement égyptien a annoncé lundi sa démission à l'armée au pouvoir depuis février. Il a pris cette décision "vu les circonstances difficiles que traverse le pays". Les affrontements de ces trois derniers jours entre forces de l'ordre et manifestants réclamant une transition démocratique ont fait au moins 33 morts.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak, a refusé la démission du gouvernement, a rapporté la télévision publique égyptienne, citant une source militaire.

Le ministre de l'Information Osama Haikel a ensuite déclaré que l'armée ne s'était pas encore prononcée, laissant planer l'incertitude sur cette vacance à une semaine du premier scrutin législatif depuis le départ du raïs.

Selon une source militaire, les généraux s'efforçaient de trouver un accord sur un successeur de l'actuel Premier ministre, Assam Charaf, avant d'accepter sa démission.

Lundi matin, le ministre égyptien de la Culture, Emad Abou Ghazi, avait déjà annoncé son retrait pour protester contre la réaction du gouvernement face aux violences entre manifestants et forces de l'ordre.

Manifestations

La démission du gouvernement constitue un coup sévère porté à l'autorité du Conseil militaire, alors que la place Tahrir renoue depuis samedi avec les manifestations et les défis entre jeunes et policiers, comme lors des semaines ayant précédé le départ du pouvoir du "raïs".

A la tombée de la nuit, des dizaines de milliers de personnes se massaient toujours sur la place Tahrir. Les manifestants ont fait échec dans la matinée à une nouvelle tentative de dispersion des forces de l'ordre, qui s'en sont pris à un hôpital de fortune. Les contestataires ont riposté en lançant des morceaux de béton arrachés à la chaussée.

Au moins 1250 personnes ont été blessées. Des accrochages étaient en outre signalés lundi soir dans les rues adjacentes à la place et des témoins ont fait état de pillages.

ATS