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Deux touristes mexicains ont été tués dimanche par erreur par des frappes aériennes qui ont fait 12 victimes à Bahariya, oasis très prisée en Egypte. Les forces de sécurité égyptiennes ont affirmé qu'elles pourchassaient alors des djihadistes.

Les victimes sont décédées lors d'une "attaque aérienne avec des bombes lancées d'un avion et des hélicoptères", a assuré lundi la ministre mexicaine des Affaires étrangères, Claudia Ruiz Massieu. Sa déclaration se fonde sur les témoignages des survivants de cette attaque intervenue dans le désert occidental égyptien, qui a fait 12 tués et 10 blessés.

Le ministère égyptien de l'Intérieur a dit que les victimes "se trouvaient dans une zone qui n'était pas autorisée aux touristes". Dans l'après-midi, l'Etat islamique (EI) en Egypte avait dit dans un communiqué qu'il avait "résisté à une opération de l'armée dans le désert occidental" et "mis en fuite des éléments de l'armée", sans plus de précisions.

Zone très prisée

Bahariya, où se rendaient les touristes mexicains tués ou blessés en chemin par les forces de sécurité, est l'une des oasis plus prisées des visiteurs étrangers dans le très vaste désert occidental égyptien, ou désert Libyque.

De nombreux touristes fréquentent les hôtels de l'oasis de Bahariya, à plus de 300 km au sud-ouest du Caire et d'où les tours opérateurs les emmènent parcourir les dunes du désert blanc et les collines de quartzite du désert noir environnants. Les touristes ont également la possibilité de passer la nuit au beau milieu du désert, sous les tentes.

Ces oasis du désert occidental sont déconseillées aux touristes par de nombreuses ambassades occidentales sur leur site de conseils aux voyageurs. Ces conseils ont été renforcés notamment depuis qu'un jeune Croate travaillant pour une compagnie française a été enlevé en juillet à l'entrée du désert occidental non loin du Caire et que la branche égyptienne de l'EI a assuré l'avoir décapité en août.

Des milliers de tués

Les groupes djihadistes, dont au moins deux assurent être des branches égyptiennes de l'EI - Etat islamique en Egypte et Province du Sinaï de l'Etat islamique - revendiquent régulièrement des attentats meurtriers visant les forces de l'ordre, en particulier dans la péninsule désertique du Sinaï, dans l'est, leur principal bastion.

Ces attaques se sont multipliées depuis que l'armée a destitué et arrêté le président islamiste élu Mohamed Morsi le 3 juillet 2013 et que le nouveau pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi réprime dans le sang les partisans du chef de l'Etat déchu.

Des centaines de policiers et de soldats ont été tués dans des attentats et des attaques commandos en plus de deux ans. Les forces de sécurité ont, depuis l'été 2013, tué plus de 1400 manifestants pro-Morsi. Plus de 15'000 partisans de l'ex-président islamiste, des membres de sa confrérie des Frères musulmans pour l'essentiel, ont été emprisonnés.

Des centaines de personnes, dont M. Morsi lui-même, ont été condamnées à mort en première instance dans des procès de masse expéditifs qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'histoire récente" du monde.

ATS