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Un appel à la grève générale lancé par l'opposition libérale et les organisations de gauche hostiles aux militaires a été peu suivi en Egypte samedi. Cette faible mobilisation illustre les divisions politiques dans le pays, un an jour pour jour après la chute de l'ancien président Hosni Moubarak.

Le mouvement de grève était destiné à accentuer la pression sur le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis un an, pour qu'il remette sans attendre le pouvoir aux civils. Mais il n'a apparemment pas eu le succès qu'espéraient ses promoteurs, face à l'hostilité des dirigeants religieux et des élus islamistes qui dominent le nouveau Parlement.

La gare et l'aéroport international du Caire fonctionnaient normalement, tout comme les bus et le métro de la capitale. L'activité du canal de Suez n'a pas non plus été affectée.

Besoin de calme et de stabilité

Salués comme des héros il y un an pour avoir aidé à pousser Moubarak vers la sortie, les militaires sont de plus en plus critiqués pour leur gestion des affaires du pays.

L'armée a promis de remettre au milieu de cette année le pouvoir aux civils et à un président élu. Mais les jeunes militants à l'origine de la chute de l'ancien raïs doutent de leurs intentions et accusent l'armée de retarder l'instauration d'une véritable démocratie.

De nombreux Egyptiens, lassés par une année de désordres et de manifestations, plaident toutefois la patience. Ils soulignent que le pays a besoin avant tout de calme et de stabilité pour permettre la relance de l'économie.

Désobéissance civile

Les médias d'Etat ont mené campagne contre l'appel à la grève. "La nation rejette la désobéissance civile", titre samedi le quotidien "Al Ahram". A la gare du Caire, des banderoles ont été déployées: "Les conducteurs de train refusent la désobéissance civile".

Les organisateurs de cette grève ne désarment pourtant pas et annoncent d'autres actions dans les jours à venir. "Aujourd'hui, nous avons assisté au premier pas vers la désobéissance civile", a assuré un coordinateur du mouvement Kefaya.

ATS