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Le pouvoir militaire égyptien a fait mardi des concessions aux dizaines de milliers de manifestants qui réclament depuis trois jours son départ. Il a conclu avec les partis politiques un accord pour la formation d'un gouvernement de "salut national" et accepté d'avancer la date de la présidentielle.

Dans une allocution télévisée, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, qui dirige le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir, a annoncé que l'élection présidentielle devrait avoir lieu avant la fin juin. Jusqu'à présent, le calendrier des militaires ne prévoyait pas de présidentielle avant fin 2012 ou début 2013.

Ce retard dans le transfert du pouvoir est au coeur des revendications des manifestants qui s'opposent depuis samedi aux forces de l'ordre sur la place Tahrir au Caire. Les affrontements ont fait 36 morts et la contestation a gagné la ville d'Alexandrie, où des milliers de personnes se sont massées devant le QG local de l'armée.

Un gouvernement de salut national

M. Tantaoui a également assuré que l'armée était prête à rentrer immédiatement dans ses casernes si la population exprime un tel souhait par référendum. Et il a confirmé que les législatives, dont la première phase doit débuter lundi, auraient lieu dans les délais prévus.

Le chef du CSFA, qui a rencontré dans la journée les représentants de cinq formations politiques, dont l'influente confrérie islamiste des Frères musulmans, a par ailleurs annoncé qu'il acceptait la démission du gouvernement intérimaire d'Essam Charaf, intervenue à la suite des manifestations et violences.

Selon des responsables politiques qui ont participé aux entretiens, l'armée a en outre accepté de former "dans les jours qui viennent" un gouvernement de salut national, que les manifestants appellent de leurs voeux.

ATS