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Egypte: les adversaires de Morsi rejettent son offre de dialogue

L'opposition égyptienne a rejeté vendredi le dialogue national proposé la veille par le président Mohamed Morsi pour tenter de sortir de la crise politique qui divise le pays. Elle a de nouveau investi les abords du palais présidentiel au Caire pour une journée intitulée "Vendredi du carton rouge".

Des manifestants ont enfoncé en soirée une barricade érigée par l'armée pour protéger le palais présidentiel, rapporte un journaliste de Reuters. Certains sont montés sur des chars pour agiter des drapeaux.

Une foule estimée à 10'000 personnes était massée derrière le barrage de l'armée, sous la protection de blindés déployés jeudi après une nuit de violence entre partisans et adversaires du président.

"Tout le régime doit dégager"

Répondant à l'appel du "Mouvement du 6 avril", qui rassemble de jeunes révolutionnaires à l'origine du soulèvement qui fit chuter Hosni Moubarak en février 2011, plusieurs milliers de manifestants ont auparavant défilé à partir de la place Tahrir.

"Ni décret ni constitution, tout le régime doit dégager", scandaient certains manifestants, en allusion au décret par lequel le président islamiste s'est attribué le 22 novembre des pouvoirs exceptionnels et au référendum prévu le 15 décembre sur un projet de constitution jugé trop conservateur par de nombreux Egyptiens.

La confrérie des Frères musulmans, formation de M. Morsi, organisait parallèlement des funérailles pour six de ses membres tués dans les heurts qui ont éclaté ces derniers jours aux abords du palais présidentiel entre pro et anti-Morsi.

D'autres protestations

D'autres manifestations ont eu lieu vendredi à Alexandrie et dans plusieurs villes du delta du Nil. Les rassemblements se sont globalement déroulés dans le calme à l'exception de Kafr al-Cheikh, au nord de la capitale, où des heurts ont éclaté entre partisans et opposants au chef de l'Etat.

Lors de son discours à la nation la veille au soir, Mohamed Morsi a refusé d'abroger le décret controversé qui lui accorde des pouvoirs étendus et d'abolir le référendum prévu sur le projet de constitution.

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