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Le parquet a requis jeudi la peine capitale contre le président égyptien déchu Hosni Moubarak, accusé du meurtre de manifestants durant la révolte qui l'a chassé du pouvoir. La même peine a été requise contre son ancien ministre de l'Intérieur et six ex-responsables des services de sécurité.

Le procureur Moustafa Khater a demandé la "peine maximale" pour l'ex-"raïs" qui régna sans partage sur l'Egypte pendant trois décennies, en rappelant que "la loi prévoit la peine de mort pour le meurtre prémédité".

Le procureur a aussi demandé la "peine maximale" pour les deux fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal, jugés avec leur père pour corruption, une inculpation passible de quinze ans de prison. Gamal était autrefois considéré comme le dauphin de son père pour la présidence du pays.

L'audience doit reprendre lundi. La date du verdict n'est pas encore connue.

Moubarak plaide non coupable

M. Moubarak, en détention préventive dans un hôpital militaire de la banlieue du Caire, a une nouvelle fois comparu allongé sur une civière en raison de son état de santé. Il est le premier dirigeant victime de la vague de soulèvements populaires du Printemps arabe à comparaître en personne devant la justice.

Le raïs déchu est jugé depuis le 3 août par un tribunal installé dans une école de police de la périphérie du Caire. Il est accusé d'avoir donné des instructions pour ouvrir le feu lors de la répression du soulèvement contre son régime début 2011, qui a fait officiellement quelque 850 morts, ou de n'avoir rien pour empêcher ces tirs. M. Moubarak a dès le début du procès plaidé non coupable.

Son ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six de ses proches collaborateurs de l'époque sont jugés pour ces mêmes accusations.

ATS