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Les Egyptiens ont commencé à voter mercredi pour le second tour des élections législatives dans un tiers du pays. Ce scrutin se déroulait après des affrontements au Caire entre manifestants hostiles au pouvoir militaire et forces de l'ordre. Ces violences ont fait 14 morts en cinq jours.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08h00 (07h00 suisses) dans neuf provinces, dont Guizeh (qui englobe une grande partie de l'ouest du Caire), Suez et Assouan, selon des journalistes de l'AFP et les médias d'Etat. La participation était apparemment en recul. Lors du premier tour, il y a une semaine, le taux de participation avait atteint 67%, selon la commission électorale.

Les islamistes ont revendiqué au moins 70% des voix dans cette deuxième partie du pays. Parmi les candidats encore en lice, 49 appartenaient aux Frères musulmans, 36 aux salafistes et 33 étaient indépendants, libéraux ou autres.

Le porte-parole du principal parti salafiste a tenté de rassurer l'opinion et la communauté internationale. Dans une interview sans précédent à la radio militaire israélienne, il a affirmé que sa formation respecterait l'accord de paix conclu avec l'Etat hébreu en 1979.

L'armée embarrassée

Le pouvoir militaire s'est par ailleurs montré embarrassé par les accusations de brutalité envers les manifestants, en particulier pour l'usage "disproportionné" de la force et le traitement des femmes.

Le ministre des Affaires étrangères, Mohammed Amr, s'est cependant insurgé contre la vague de critiques internationales, notamment les propos de son homologue américaine Hillary Clinton: "L'Egypte n'acceptera aucune ingérence dans ses affaires internes", a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle Mena.

La secrétaire d'Etat s'exprimait après la diffusion d'images montrant la police traînant par terre une manifestante à moitié dénudée. Les Etats-Unis sont le principal bailleur de fonds de l'Egypte, qui reçoit une aide militaire américaine de 1,3 milliard de dollars par an.

ATS