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Près de quatre-vingt personnes ont été blessées mardi soir dans des affrontements sur la place Tahrir dans le centre du Caire. Des coups de feu d'origine indéterminée et des explosions de cocktails Molotov ont été entendus.

Mohamed El Baradeï, candidat à la présidentielle et figure du camp libéral, a déclaré que les manifestants hostiles aux militaires qui occupent la place depuis onze jours avaient été attaqués par des "voyous". Vingt-sept blessés ont dû être hospitalisés, d'après l'agence de presse officielle Mena.

D'après le représentant d'un des mouvements à l'origine de l'occupation de la place emblématique du Caire, des jeunes ont tenté de s'infiltrer parmi les manifestants qui demandent le transfert du pouvoir aux civils. La télévision officielle rapporte pour sa part que les échauffourées ont opposé des vendeurs ambulants à des jeunes manifestants.

Calme lundi et mardi

Sous le règne d'Hosni Moubarak, le terme de "voyou" était fréquemment utilisé pour désigner des éléments favorables au pouvoir qui perturbaient les élections, ou encore ceux qui ont chargé les manifestants à dos de chameau pendant la révolution du Nil qui a conduit au départ de l'ancien raïs le 11 février.

Au moins dix coups de feu ont été entendus près du Musée égyptien, non loin du campement des manifestants sur la place Tahrir, où le calme était revenu jeudi dernier, grâce à une trêve conclue entre forces de l'ordre et protestataires après cinq jours d'émeutes qui ont fait 42 morts dans tout le pays.

Les manifestants qui campent place Tahrir depuis le 18 novembre, pour demander le transfert des pouvoirs aux civils, ont mis sur pied un service d'ordre pour "protéger les gens et les familles" des jeunes casseurs.

Si la place Tahrir a été le théâtre de violences, la première phase des élections législatives lundi et mardi s'est déroulée dans le calme.

ATS