Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les Tunisiens se sont massivement mobilisés dimanche pour la première élection libre de l'histoire de leur pays. Ils ont voté avec calme et émotion pour élire une assemblée constituante, neuf mois après la révolution qui a chassé Ben Ali.

Ouverts le matin à 07h00, les bureaux ont fermé leurs portes à 19h00, comme prévu. Le taux de participation a été massif. Il était évalué, deux heures avant la fin du scrutin, à près de 70%, selon la Commission électorale indépendante (Isie). Les résultats définitifs seront annoncés officiellement "mardi après-midi", a-t-elle précisé.

Toute la journée, les bureaux n'ont pas désempli. Dès le matin, de longues queues s'étaient constituées devant les centres de vote.

Pas de dysfonctionnement majeur

En fin d'après-midi, ni l'Isie ni les observateurs internationaux n'avaient constaté de dysfonctionnement majeur. "Aucune irrégularité majeure, mais des retards dus à la difficulté pour certains électeurs de trouver leur bureau de vote" a déclaré le chef de la mission d'observation de l'Union européenne.

Pour sa part, l'Isie a fait état de certaines "irrégularités", citant notamment des "pressions sur les électeurs analphabètes" et des "SMS envoyés pour influencer le vote", sans nommer aucun parti. Mais "les élections se sont déroulées dans le calme, aucun incident n'a été enregistré", a-t-elle souligné.

Scrutin crucial

Plus de 7 millions d'électeurs étaient appelés à élire les 217 membres d'une assemblée constituante qui devra rédiger une nouvelle constitution et désigner un exécutif, lequel gouvernera jusqu'aux prochaines élections générales. Les électeurs doivent départager 11'686 candidats, répartis sur 1517 listes, présentées par 80 partis et des "indépendants" (40%).

Crucial pour les Tunisiens, l'enjeu l'est aussi pour le printemps arabe: sa réussite ou son échec enverront un signal déterminant aux peuples qui se sont soulevés dans la foulée de la révolution tunisienne.

ATS