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Martin Schulz (à gauche) doit remplacer en mars Sigmar Gabriel comme président du Parti social-démocrate (SPD).

KEYSTONE/AP/MICHAEL SOHN

(sda-ats)

Le parti social-démocrate allemand (SPD) a annoncé mardi soir qu'il proposait l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz pour affronter Angela Merkel dans la course à la chancellerie à l'occasion des élections législatives de septembre.

Le nom de Martin Schulz a été choisi "de manière unanime" par les responsables du parti, a indiqué à la presse à Berlin l'actuel président du SPD, Sigmar Gabriel. Ce dernier avait annoncé plus tôt dans la journée qu'il renonçait à briguer ce poste en raison de son impopularité.

L'ex-président du Parlement européen "est un meilleur candidat et a de meilleures chances" de remporter les législatives le 24 septembre, à l'issue desquelles le chancelier ou la chancelière doit être désigné par les députés allemands, a souligné M. Gabriel.

Martin Schulz a quant à lui dit "accepter avec énormément d'honneur" et de "fierté" la proposition. "Il s'agit d'un jour particulier pour moi", a ajouté M. Schulz, qui doit aussi remplacer en mars Sigmar Gabriel comme président du parti. Cette candidature doit encore être formellement entérinée dimanche par le comité directeur du parti pour devenir officielle.

Un homme populaire

Après une présidence du Parlement européen remarquée, Martin Schulz jouit d'après les derniers sondages d'une popularité personnelle en Allemagne voisine de celle d'Angela Merkel et en tout cas nettement plus élevée que Sigmar Gabriel, qui faisait jusqu'ici figure de candidat naturel des sociaux-démocrates pour la chancellerie.

Il part toutefois avec un lourd handicap: le SPD est à l'heure actuelle à la traîne du parti conservateur de la chancelière, la CDU, dans les intentions de vote des électeurs en vue des législatives. Il accuse une quinzaine de points de retard, à environ 20%, un score historiquement bas pour le SPD, contre autour de 35% pour les conservateurs.

Les sociaux-démocrates, membres minoritaires de la coalition gouvernementale actuelle, voient même se rapprocher derrière eux le parti anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (AfD).

ATS

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