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La Tunisie attendait mardi les résultats définitifs du premier scrutin libre de son histoire, qui devraient confirmer une large victoire du parti islamiste Ennahda. Ce dernier a déjà tendu la main à des formations laïques pour dégager une majorité dans la nouvelle assemblée.

Les premiers résultats partiels de l'élection ont confirmé mardi l'avance du mouvement islamiste Ennahda, qui est arrivé en tête dans cinq circonscriptions, dont la métropole économique de Sfax (centre-est), sur un total de 27, selon les premiers résultats partiels annoncés mardi par la commission électorale Isie.

Le parti islamiste obtient 15 des 39 sièges dans ces cinq circonscriptions. Avec les neuf sièges obtenus à l'étranger, Ennahda peut déjà compter sur 24 élus dans la future assemblée de 217 membres.

Dans les cinq circonscriptions où le dépouillement a été achevé, Ennahda est suivi par le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) avec 6 sièges.

La surprise est venue de la liste "Pétition pour la justice et le développement", qui obtient cinq sièges. Absente de la campagne officielle, cette liste est dirigée par un riche Tunisien basé à Londres. Le parti de gauche Ettakatol obtient 4 sièges, le Parti démocrate progressiste (PDP, centre) 2 sièges, tout comme l'Initiative, parti dirigé par un ex-ministre de Ben Ali.

Ennahda crie victoire

Ennahda a revendiqué dès lundi une position dominante sur le nouvel échiquier politique, estimant son score entre 30 et 40% au sein de l'assemblée constituante élue dimanche. Mardi soir, Ennahda a réitéré ces chiffres.

La Constituante sera chargée de rédiger une nouvelle Constitution et de désigner un nouvel exécutif jusqu'aux prochaines élections générales.

En raison du mode de scrutin proportionnel, Ennahda ne devrait pas pouvoir obtenir de majorité absolue au sein de la future assemblée. Pour dégager une majorité, Ennahda s'est déjà dit prêt à négocier avec des formations de gauche arrivées derrière lui.

ATS