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Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son rival travailliste Isaac Herzog ont brièvement croisé le fer samedi soir lors d'une émission télévisée. Ce débat a porté principalement sur des questions diplomatiques et de sécurité.

Les deux hommes, qui se sont copieusement critiqués au cours de la campagne pour les élections législatives anticipées de mardi, n'avaient pas encore été directement confrontés. Ils ont échangé pendant quelques minutes samedi soir, lors de l'émission politique "Meet the Press", sur la deuxième chaîne de télévision israélienne.

M. Netanyahu, qui n'était pas présent physiquement dans le studio mais visible en duplex sur un écran géant, a d'emblée placé la discussion sur le domaine ultra-sensible de Jérusalem et de la sécurité.

"Pourquoi (M. Herzog et son alliée Tzipi Livni) condamnent-ils la construction à Jérusalem ? Pourquoi ne me soutiennent-ils pas lorsque je me bats pour neutraliser des menaces comme celle des armes nucléaires iraniennes? Pourquoi refusent-ils de dire qu'ils soutiennent l'immense effort de sécurité que nous entreprenons?", a lancé M. Netanyahu, qui stagne au second rang dans les sondages.

Ce à quoi M. Herzog a rétorqué: "La sécurité d'Israël est plus importante que tout pour nous. Nous savons comment la défendre et nous saurons comment le faire. Le seul qui place Jérusalem sur le devant de la scène alors même que personne ne parle de sa division, c'est Benjamin Netanyahu".

Une grande majorité d'Israéliens - de gauche comme de droite - est opposée à une division de Jérusalem, dont la partie orientale a été annexée par Israël à l'issue de la guerre des Six Jours en 1967.

"Faiblesse" de Netanyahu

M. Netanyahu a accusé l'Union sioniste, alliance du parti travailliste de M. Herzog et du HaTnuah de Mme Livni "de capituler tout de suite" face aux pressions internationales et de ne pas être capables "de protéger nos intérêts nationaux".

"La communauté internationale sait que vous êtes faible et n'accepte pas votre position", a répliqué M. Herzog. "Les Palestiniens ont identifié votre faiblesse et c'est la raison pour laquelle ils ont entrepris des démarches internationales", a-t-il ajouté.

Interviewé plus tôt sur le plateau de l'émission, M. Herzog avait affirmé que "le public israélien en a assez de Netanyahu et sait que je suis le seul à pouvoir le remplacer". La campagne pour les élections de mardi s'achève ce dimanche.

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ATS