Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le conservateur Boris Johnson a été réélu maire de Londres, montrent vendredi les résultats du scrutin municipal dans la capitale britannique. Ce succès atténue en partie le revers des conservateurs du Premier ministre David Cameron aux élections locales organisées jeudi en Grande-Bretagne.

Populaire et excentrique, Boris Johnson, 47 ans, a vaincu le travailliste Ken Livingstone, qui l'avait précédé pendant huit ans à la mairie de Londres, jusqu'en 2008.

L'opposition travailliste a enregistré une nette poussée dans le centre et le sud de l'Angleterre, et au Pays de Galles lors d'élections municipales partielles, des régions jugées cruciales pour un éventuel retour au gouvernement.

La deuxième ville du pays, Birmingham (centre de l'Angleterre), ainsi que Southampton (sud), Plymouth (sud-ouest), et Cardiff au Pays de Galles ont notamment été gagnées par les travaillistes.

Plus de 5000 sièges au total étaient en jeu jeudi dans 181 conseils municipaux d'Angleterre, d'Ecosse et du Pays de Galles. Ce scrutin fait figure d'avertissement pour le gouvernement de coalition du conservateur David Cameron à mi-mandat.

Austérité sanctionnée

Dans le détail, les travaillistes ont décroché 824 sièges supplémentaires et contrôlent 75 des 181 conseils qui étaient en jeu lors de ce scrutin, tandis que les conservateurs ont perdu 403 sièges et ne dirigent plus que 42 conseils municipaux, selon des résultats définitifs.

En Ecosse, le Parti national écossais (SNP), parti indépendantiste qui dirige cette région britannique semi-autonome, et le Labour ont remporté de forts gains. Les travaillistes ont pris le contrôle de la capitale Edimbourg, jusqu'alors dirigée par les libéraux-démocrates.

Le vote de jeudi sanctionne la politique d'austérité du gouvernement qui accumule les déboires depuis des semaines.

Mais vendredi, David Cameron a annoncé qu'il maintenait le cap: "Nous devons prendre des décisions difficiles face à la dette, au déficit et à une économie en pièces héritée (du gouvernement travailliste) et nous continuerons à prendre ces décisions nécessaires pour le pays."

ATS