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Selon l'ambassadeur de Suisse à Katmandou, "on ressent un réel engouement pour ce scrutin", le premier organisé au Népal depuis vingt ans.

KEYSTONE/AP/NIRANJAN SHRESTHA

(sda-ats)

Le Népal organise dimanche ses premières élections locales depuis vingt ans. Après des décennies de conflit et la rédaction d'une nouvelle Constitution, le pays fait le pari de la démocratie. La Suisse prodiguera des cours à l'attention des nouveaux élus.

Quand bien même la population népalaise "n'est pas encore assez préparée pour ces élections, on ressent sur place un réel engouement pour ce scrutin", note l'ambassadeur de Suisse à Katmandou, Jörg Frieden, interrogé par l'ats. La situation reste relativement calme sur place, à l'exception du sud du pays, près de la frontière avec l'Inde, où des ethnies exigent la reconnaissance de leurs droits.

L'une des difficultés à laquelle les autorités doivent faire face est le fort taux d'analphabétisme, surtout parmi les personnes les plus âgées. Pour aider les habitants à remplir au mieux leur devoir électoral, des brochures ont été publiées avec des symboles inscrits sur les bulletins à la place des noms des candidats et des partis.

Bulletins non valables

"Si le nombre de candidats et de formations politiques est moindre dans certaines provinces, la situation est plus complexe notamment à Katmandou, où plus d'une vingtaine de partis se disputeront entre le 14 mai et le 14 juin (2e tour) les futurs postes de responsables locaux, sans compter tous les candidats indépendants qui se présentent cette année dans la capitale", note l'ambassadeur.

La profusion des candidatures "ne facilitera pas la tâche des électeurs et je crains un grand nombre de bulletins non valables", prévient le diplomate. Sans compter des menaces de boycott brandies dans le sud du pays, notamment par l'ethnie Madesh - dans la plaine du Teraï, qui longe la frontière avec l'Inde - qui estime que ses droits ont été bafoués au cours de l'histoire.

Cours d'initiation

La Suisse, qui avait déployé pendant près de huit ans ses bons offices lors de la rédaction de la nouvelle Constitution, continue d'être active sur le terrain. Et même si les autorités népalaises n'ont pas autorisé des observateurs neutres à se rendre pour cette élection dans les bureaux de vote, "nous resterons attentifs sur l'ensemble du processus démocratique en cours", affirme M. Frieden.

La rédaction de la Constitution avait conclu en 2015 le processus de paix lancé dix ans plus tôt lorsque la guérilla maoïste était entrée en politique après avoir mis fin à des décennies de conflit.

Quelque 13'000 nouveaux responsables seront nommés à l'issue de ces élections locales. "La plupart sont des novices en politique. La Suisse s'engage à leur prodiguer des cours d'initiation afin qu'ils sachent endosser les responsabilités qui vont se présenter à eux".

Il s'agira notamment de leur montrer comment on étudie et on signe correctement un contrat lorsqu'ils devront s'engager auprès de tiers pour la construction d'infrastructures agricoles par exemple. "Mais à un moment donné, il va de soi que le pays devra aussi s'assumer".

Exode massif

"Il faut aider le Népal à construire une démocratie par le bas, nous nous y employons", observe enfin l'ambassadeur, pour qui l'élan suscité sur place par le scrutin de dimanche "est assez émouvant".

Le pays est surtout saigné de l'intérieur par un exode massif. Un millier de jeunes Népalais quittent quotidiennement le pays, la plupart à destination des pays du Golfe, les autres en direction de la Malaisie ou de l'Inde. "Le pays doit aujourd'hui composer avec de réelles difficultés migratoires", conclut Jörg Frieden.

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ATS