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Electrocution ou injection: un condamné américain obtient un sursis

Dans le Tennessee, les personnes condamnées à la peine capitale avant 1999 ont le droit de choisir entre mourir par électrocution ou par injection létale (archives).

KEYSTONE/AP/MARK HUMPHREY

(sda-ats)

Un condamné à mort américain a saisi la justice mercredi pour être exécuté sur la chaise électrique et non avec un cocktail létal controversé. Dans la soirée, il a obtenu un sursis.

Edmund Zagorski, 63 ans, avait été condamné à la peine capitale en 1984 pour avoir tué et égorgé deux hommes qu'il avait attirés en promettant de leur vendre de la drogue. Son exécution était programmée à Nashville dans le Tennessee (sud).

Une cour d'appel a ordonné de suspendre la procédure pour avoir le temps d'examiner un recours déposé par un de ses avocats et qui porte sur la manière dont sera exécuté le condamné. La Cour d'appel a estimé qu'elle devait "au minimum" lui laisser la chance de présenter ses arguments, même si le fond du dossier lui paraît "dur" à défendre.

Cette procédure s'inscrivait dans un ensemble de recours intentés par ses avocats ces derniers jours. L'un d'eux, déposé mercredi devant un tribunal fédéral, demandait qu'il soit exécuté sur la chaise électrique et non par injection d'un cocktail létal controversé comme le prévoyaient les services correctionnels du Tennessee.

Deux méthodes à choix

En cas d'injection létale, "les 10 à 18 dernières minutes de sa vie seront une horreur absolue", alors que s'il est électrocuté, il ressentira "une douleur insoutenable, probablement pendant 15 à 30 secondes", écrivent-ils dans leur requête. "L'exécuter avec 10 à 18 minutes de torture, alors qu'il existe une alternative, ne peut pas être autorisé", ajoutent-ils.

Dans le Tennessee, les personnes condamnées à la peine capitale avant 1999 ont le droit de choisir entre les deux méthodes. Mais elles doivent le faire au plus tard deux semaines avant l'exécution, selon les services correctionnels de l'Etat.

Si M. Zagorski a tardé à faire connaître son choix, rétorquent ses avocats, c'est parce qu'il attendait une décision sur un recours intenté avec 31 autres condamnés contre le cocktail létal utilisé dans le Tennessee, qui comprend le puissant sédatif midozolam à l'efficacité controversé.

"Totalement barbares"

Or, la Cour suprême de cet Etat a rejeté leur demande lundi seulement et sa décision "a forcé Edmund Zagorski à choisir entre deux méthodes de mise à mort totalement barbares", a déclaré l'une de ses avocates, Kelley Henry, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Le Tennessee est l'un des neuf Etats qui continuent d'autoriser le recours à la chaise électrique. Mais dans les faits, elle n'a été utilisée que pour 14 exécutions sur près de 900 dans tout le pays depuis 2000, et n'a pas servi depuis 2013.

Cet Etat du sud, qui n'avait procédé à aucune exécution depuis 2009, a utilisé le même cocktail létal en août pour tuer un homme reconnu coupable du viol et du meurtre d'une enfant en 1986.

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