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Après les chevaux de Hefenhofen (photo), le canton de Thurgovie connaît un nouveau cas d'animaux maltraités.

KEYSTONE/MARCEL BIERI

(sda-ats)

La Thurgovie connaît un nouveau cas d'éleveur qui détient des animaux malgré une interdiction, à Bussnang (TG). De son côté, le gouvernement reconnaît que des erreurs ont été commises dans le cas d'Hefenhofen (TG).

Cet agriculteur de Bussnang n'a plus le droit de détenir des animaux depuis 2010, selon des informations révélées par le Blick. Malgré cette interdiction, une soixantaine de vaches vivent dans des conditions précaires dans son exploitation.

Maison délabrée et tracteurs en panne

La maison de cet agriculteur est délabrée, les tracteurs sont en panne et les pâturages pas entretenus, rapporte le Blick. Le paysan a essayé par deux fois, allant en vain jusqu'au Tribunal fédéral, de s'opposer à l'interdiction de détenir des animaux qui lui a été signifiée. Depuis cette décision, c'est un neveu qui a repris le domaine, mais c'est toujours l'agriculteur qui s'occupe des vaches.

Sans infirmer les révélations du Blick, les autorités thurgoviennes signalent qu'un contrôle a été effectué il y a une semaine dans cette exploitation de Bussnang. Les animaux sont traités dans le respect de la loi, a dit à l'ats Walter Hofstetter, chef du service d'information du canton de Thurgovie.

Ce n'est pas l'éleveur sous le coup d'une interdiction d'avoir des animaux qui est responsable des vaches, mais son neveu. Il n'y a actuellement aucune raison pour que le vétérinaire cantonal intervienne. Si une infraction à la loi est commise, des mesures seront prises, a ajouté le chef de service.

Le gouvernement admet des erreurs

Des déclarations qui font penser à l'attitude des autorités dans le cas d'Hefenhofen. Les contrôles, annoncés, n'avaient alors révélé aucune infraction et donc donné lieu à aucune intervention.

Mercredi lors de la séance du Grand Conseil, le gouvernement a reconnu avoir commis des erreurs dans le cas des chevaux morts et maltraités à Hefenhofen. Le conseiller d'Etat Walter Schönholzer a remercié la femme qui a porté plainte contre l'éleveur des chevaux maltraités.

"Un tel cas ne doit plus se reproduire", a déclaré le chef du Département cantonal de l'économie devant le parlement. Il faut maintenant analyser systématiquement et sans ménagement ce cas extrême. "Nous le devons aux chevaux morts et maltraités", a encore déclaré Walter Schönholzer. Une nonantaine d'entre eux, placés au Centre équestre de l'armée à Schönbühl (BE), doivent faire l'objet d'une vente publique ce jeudi.

La présidente du gouvernement Carmen Haag a répété un peu plus tard lors d'une conférence de presse qu'une affaire comme celle d'Hefenhofen ne doit plus se reproduire. Le gouvernement regrette ce "cas extrême".

Commission externe

Les autorités vont examiner le cas de Bussnang et d'autres cas, a précisé Walter Schönholzer. Il n'a pas pu dire combien d'éleveurs sont frappés d'interdiction de détenir des animaux. C'est une commission externe, dont la création a été annoncée mardi par l'exécutif, qui devra en établir le nombre.

Cette commission externe doit examiner systématiquement comment la loi sur la protection des animaux est appliquée dans le canton. Les éventuelles lacunes devront être corrigées.

La commission est composée de vétérinaires, de juristes, de protecteurs des animaux et de représentants des milieux agricoles. Elle doit rendre un rapport d'ici à la fin de l'année. L'objectif est que la loi soit à l'avenir appliquée de manière effective et conséquente.

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ATS