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Pour être éligibles au sein des autorités cantonales, les étrangers devront être détenteurs d'un permis C et être établis depuis au moins cinq ans sur sol neuchâtelois.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le Grand Conseil neuchâtelois donne son feu vert à l'éligibilité des étrangers au sein des autorités cantonales. La population se prononcera à son tour en votation. Une telle extension des droits politiques serait inédite en Suisse.

Les députés neuchâtelois planchent sur ce dossier depuis plusieurs mois. Ils ont adopté mardi en deuxième lecture, par 57 voix contre 46, le décret modifiant la Constitution neuchâteloise. Les étrangers concernés doivent être détenteurs d'un permis C et établis depuis au moins cinq ans dans le canton.

Tradition d'intégration

Le projet avait été déposé en 2015 par les groupes socialiste et PopVertsSol. La gauche entendait ainsi renforcer le modèle d'intégration neuchâtelois. Le canton fait déjà partie des pionniers - avec le Jura - en matière de droits civiques des étrangers.

Les étrangers résidant dans le canton ont le droit de vote communal et cantonal. En 2007, la population a accepté de leur octroyer le droit d'éligibilité sur le plan communal. En revanche, près de 60% des votants avaient alors refusé d'accorder l'éligibilité cantonale.

Aucun impact négatif n'a été constaté au fil de ces extensions des droits civiques, avait fait valoir le Conseil d'Etat lors des premiers débats sur ce décret. Au contraire, cela favorise le sentiment d'appartenance et de responsabilité, de même que l'intégration et la cohésion sociale, avait-il souligné.

ATS