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Le quotidien gratuit "20 minutes" a fait usage de "méthodes déloyales" dans un article rapportant les avances faites par un enseignant et élu politique genevois à un adolescent sur Internet. Le Conseil suisse de la presse a admis une plainte contre le journal.

L'article incriminé explique comment l'enseignant a proposé à un mineur de 15 ans d'avoir des relations sexuelles sur un site pour homosexuels, photo de la discussion à l'appui. Le papier, publié en avril dernier, est en outre illustré d'une image floutée de l'homme politique. Au moment des faits, ce dernier avait déjà été révoqué de son poste d'enseignant suite à une enquête administrative.

Pour le Conseil de la presse, il n'est pas acceptable que l'article se base sur une "recherche cachée dans laquelle un journaliste s'est fait passer pour l'adolescent". Ce type d'enquête ne peut être qu'exceptionnellement admis. Il faut notamment qu'il y ait un intérêt public prépondérant, ce qui n'était en l'occurrence pas le cas, estime l'organisme.

Principe de proportionnalité

De plus, "20 minutes" aurait dû renoncer à la publication "en se référant au principe de proportionnalité". L'enseignant avait en effet déjà annoncé sa démission de ses fonctions politiques au moment de la parution.

"20 minutes" a en outre commis une faute en se gardant de citer une partie de la conversation qui aurait permis de relativiser les propos de l'ex-enseignant.

Le respect de la sphère privée a aussi été mis à mal par la publication du nom et de la photo de l'élu politique dans un contexte sans lien avec sa fonction. De plus, l'article incriminé est le premier à donner son nom, alors que d'autres médias avaient traité auparavant de sa révocation sans le mentionner.

Le Conseil de la presse fait encore remarquer que les contacts sur le site se faisant sous pseudonyme, la publication du nom n'entraîne aucune protection contre la pédophilie. Quant à la photographie, ce n'est pas parce qu'elle est publiée sur Internet qu'elle peut être publiée dans les médias.

ATS