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"Sous l’apparat d’une politique humaniste, le gouvernement Macron-Philippe est en train d’adopter la politique migratoire la plus répressive que notre pays a connue depuis des décennies", dénonce une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche (archives).

KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI

(sda-ats)

La politique migratoire d'Emmanuel Macron "bafoue les droits fondamentaux". Ces propos publiés dans Le Journal du Dimanche émanent de Benoît Hamon, ancien candidat socialiste à la présidentielle, et des membres de son mouvement "Génération.s".

"Sous l’apparat d’une politique humaniste, le gouvernement Macron-Philippe est en train d’adopter la politique migratoire la plus répressive que notre pays a connue depuis des décennies", écrivent les signataires dans une tribune intitulée "Macron fait la chasse aux sans-papiers". "En matière migratoire, même Nicolas Sarkozy n’avait pas osé", estiment-ils.

Le gouvernement est critiqué, y compris au sein de sa majorité, pour une circulaire censée "rendre plus efficace" sa politique d'asile en instituant des contrôles des étrangers hébergés dans les centres d'accueil d'urgence. Son projet de loi sur l'immigration et l'asile, attendu début 2018, attise aussi les inquiétudes.

La tribune dénonce un "texte infâme" et "le risque d’une banalisation de la délation des personnes sans papiers".

"Violation sans précédent"

"Qu’est-ce qui nous garantit qu’on ne demandera pas demain aux professeurs de dénoncer des familles ou aux médecins de dénoncer leurs patients ? Il s’agit d’une violation sans précédent des droits fondamentaux", estiment-ils.

"Nous sommes aux côtés des associations qui dénoncent cette politique. Elle est indigne car l’Etat organise, à travers elle, une concurrence des misères qui consiste à libérer des places occupées par des sans-papiers au profit d’autres qui en seraient plus dignes", poursuivent-ils.

Des associations d'aide aux sans-abris ont saisi le Défenseur des droits pour dénoncer la décision du gouvernement de mettre en place des équipes mobiles d'agents des préfectures et de l'Office de l'immigration et de l'intégration pour contrôler les résidents des centres d'accueil d'urgence.

"Les centres d'hébergement d'urgence sont des espaces sanctuarisés", rappellent les signataires. "Nous appelons de nos vœux une politique migratoire respectueuse des droits humains."

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