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Emmanuel Macron avait annoncé son déplacement impromptu à Ryad lors d'une conférence de presse jeudi en fin après-midi à Dubaï, au deuxième jour de sa visite aux Emirats arabes unis.

KEYSTONE/AP/KAMRAN JEBREILI

(sda-ats)

Emmanuel Macron s'est entretenu jeudi soir à Ryad avec le prince-héritier d'Arabie saoudite, Mohamed Ben Salman. Au programme ont figuré les derniers développements de la crise au Moyen-Orient mais aussi de l'importance de la stabilité au Liban.

Cette visite surprise du président français s'inscrit en plein regain de tensions entre Ryad et Téhéran, les deux puissances antagonistes de la région, avec des répercussions au Liban et au Yémen. Elle survient aussi cinq jours après une vague d'arrestations dans les cercles du pouvoir saoudien ordonnées par le prince-héritier dans le cadre de la lutte anti-corruption.

"Le président de la République et le prince héritier Mohamed ben Salman ont échangé longuement sur l'importance de préserver la stabilité de la région, lutter contre le terrorisme et surtout travailler à la paix", rapporte l'Elysée dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Les deux dirigeants ont également "passé en revue les relations franco-saoudiennes, le partenariat stratégique entre les deux pays et discuté des possibilités de développer encore la coopération bilatérale dans le cadre de la Vision 2030 du royaume d'Arabie saoudite", ajoute l'agence officielle de presse saoudienne SPA en référence au projet de modernisation et diversification économique du royaume porté par "MBS".

"La France soutient la stratégie de développement du prince héritier définie dans sa 'Vision 2030' et salue son discours sur l'ouverture de son pays et l'appui à un islam modéré", précise l'Elysée.

Le Liban

Leur entretien a porté sur la situation du Liban, cinq jours après la démission du Premier ministre Saad Hariri. "Le président Emmanuel Macron a rappelé l'importance que la France attache à la stabilité, la sécurité, la souveraineté et l'intégrité du Liban", peut-on lire dans le communiqué de l'Elysée.

Le Premier ministre sunnite du Liban a annoncé sa démission samedi depuis l'Arabie saoudite, ajoutant qu'il disait craindre pour sa vie. Il n'a pas regagné le Liban. Emmanuel Macron avait annoncé dans la journée à Dubaï que Hariri n'avait formulé aucune demande pour venir en France, démentant les rumeurs de ces derniers jours faisant état de sa possible venue à Paris.

"Des contacts informels ont été établis à ce stade mais aucune demande n'a été faite en ce sens", a-t-il poursuivi.

L'annonce samedi de la démission de Saad Hariri, dont le père Rafic Hariri a été tué en février 2005 dans un attentat imputé au Hezbollah - lié à l'Iran - a attisé les tensions déjà vives entre Ryad et Téhéran.

Le Yémen

Quelques heures plus tard, le ton montait encore d'un cran entre les deux puissances avec l'interception, près de Ryad, d'un missile tiré du Yémen. L'Arabie saoudite a accusé l'Iran - qui soutient dans le conflit au Yémen les rebelles Houthis - d'être l'auteur de cette "agression militaire", ce que Téhéran a démenti.

Sur le Yémen, le communiqué de la présidence française indique qu'Emmanuel Macron "a souligné sa préoccupation sur la situation humanitaire et sa disponibilité à faciliter une sortie de crise politique". Il a aussi condamné "l'attaque au missile sur Ryad et souligné la solidarité de la France avec le Royaume", a affirmé SPA, l'agence de presse d'Etat saoudienne.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé mercredi à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite de lever la fermeture temporaire des accès aériens, terrestres et maritimes annoncée en début de semaine afin d'empêcher l'armement des rebelles par l'Iran.

Et l'Iran

Le communiqué de l'Elysée ne mentionne pas l'Iran, mais lors de sa conférence de presse à Dubaï, Emmanuel Macron a exprimé le souhait d'ouvrir des discussions sur le programme balistique de la république islamique et sur la stratégie régionale iranienne.

"Le missile tiré depuis le Yémen qui est manifestement un missile iranien montre la force de l'activité balistique", avait-il estimé. Et d'ajouter que leur activité dans toute la région sur ce plan "est aujourd'hui extrêmement préoccupante".

Au-delà de la question balistique, a-t-il estimé, il est indispensable d'encadrer "l'hégémonie iranienne ou les tentations hégémoniques iraniennes dans toute la région", a-t-il estimé.

Emmanuel Macron avait annoncé son déplacement impromptu à Ryad lors d'une conférence de presse jeudi en fin après-midi à Dubaï, au deuxième jour de sa visite aux Emirats arabes unis.

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ATS