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La Pucelle n'en finit pas de faire des émules (archives)

KEYSTONE/AP/ANONYMOUS

(sda-ats)

Emmanuel Macron s'est à nouveau démarqué politiquement dimanche à Orléans en prononçant un discours d'hommage à Jeanne d'Arc parsemé d'allusions à sa propre ambition politique. Le ministre français de l'Economie a loué une héroïne qui "fend le système".

Le jeune et populaire ministre, qui a agité la gauche française ces dernières semaines en créant son propre mouvement politique et en prenant ses libertés avec le président François Hollande à l'approche de la présidentielle de 2017, s'est livré, en creux, à un autoportrait en saluant le rôle de la pucelle de Domrémy.

Jeanne "est dans cette France déchirée, coupée en deux, agitée par une guerre sans fin qui l'oppose au royaume d'Angleterre. Elle a su rassembler la France pour la défendre, dans un mouvement que rien n'imposait. Tant d'autres s'étaient habitués à cette guerre qu'ils avaient toujours connue. Elle a rassemblé des soldats de toutes origines. Et alors même que la France n'y croyait pas, se divisait contre elle-même, elle a eu l'intuition de son unité, de son rassemblement", a salué celui dont le mouvement, situé "ni à droite ni à gauche", vise à rapprocher les deux bords.

Dans une ville parsemée de drapeaux médiévaux pour les 587e "fêtes johanniques" d'hommage à sa libératrice en 1429, le ministre a semblé se placer sous le patronage de la sainte catholique, même s'il a dit "ne pas croire" à "l'homme ou à la femme providentiel(le)".

"Les Français ont besoin de Jeanne d'Arc car elle nous dit que le destin n'est pas écrit, que nous n'avons pas à subir", a-t-il lancé. Emmanuel Macron s'est ensuite joint au défilé coloré et folklorique parcourant les rues de la ville d'Orléans, où il a peiné à se frayer un chemin dans la foule qui l'entourait.

ATS