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Le président français, Emmanuel Macron, s'est exprimé devant les deux chambres du Parlement français réunies en Congrès à Versailles.

KEYSTONE/AP AFP POOL/ERIC FEFERBERG

(sda-ats)

Le président français Emmanuel Macron a proposé lundi de réduire d'un tiers le nombre de membres de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Il veut mettre en place ses réformes d'ici un an.

Le chef de l'Etat, qui s'adressait à l'Assemblée et au Sénat réunis en congrès à Versailles, veut également introduire une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif. Il a souhaité que ces réformes et d'autres transformations institutionnelles soient parachevées d'ici un an.

Ces réformes seront soumises au vote du Parlement. Mais Emmanuel Macron s'est dit également prêt à recourir au référendum si cela était nécessaire.

"Travail plus fluide"

"Un Parlement moins nombreux mais renforcé dans ses moyens, c'est un Parlement où le travail devient plus fluide", a-t-il dit. "C'est pourquoi je proposerai une réduction d'un tiers du nombre de membres des trois assemblées constitutionnelles."

Il a également proposé que le Parlement soit élu avec une dose de proportionnelle, "pour que toutes les sensibilités y soient justement représentées" et de limiter le cumul dans le temps des mandats des parlementaires.

Pour accélérer les travaux du Parlement, il a par ailleurs proposé de simplifier les navettes entre l'Assemblée et le Sénat, voire même de faire voter les lois les plus simples en commission parlementaire. "Tout cela doit être sérieusement étudié", a expliqué Emmanuel Macron.

Réviser le droit de pétition

Il a confirmé sa volonté de supprimer la Cour de justice de la République chargée de juger les ministres pour les délits commis dans le cadre de leurs fonctions et d'assurer l'indépendance des magistrats en séparant exécutif et judiciaire et en renforçant le rôle du Conseil supérieur de la magistrature.

Il a souhaité réviser le droit de pétition pour mieux prendre en compte l'expression directe des Français. Il a proposé de faire du CESE "l'instance unique de consultation" des forces vives de la nation.

Le CESE réunira toutes les sensibilités du monde de l’entreprise et du travail, constituera un lieu d’expression pour les ONG et les associations "et deviendra ainsi pour l’Etat la grande instance consultative qui fait aujourd’hui défaut", a-t-il dit. Emmanuel Macron a enfin promis de revenir tous les ans devant le Congrès pour rendre compte de l'avancée des réformes et faire la "pédagogie" de son action.

ATS