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Selon Le Canard, cette plainte est fondée sur l'article L97 du Code électoral, qui réprime la propagation de "fausses nouvelles", "bruits calomnieux" ou "autres manoeuvres frauduleuses" ayant eu pour effet de "détourner" les suffrages (archives).

Keystone/AP/MICHEL EULER

(sda-ats)

François Fillon, candidat de la droite éliminé de la présidentielle française, a récemment déposé plainte contre le journal à l'origine des révélations sur les emplois fictifs présumés de sa famille, a indiqué mardi son entourage. La justice a ouvert une enquête.

D'après l'hebdomadaire visé, Le Canard Enchaîné, cette plainte est fondée sur un article du Code électoral français, qui réprime la propagation de "fausses nouvelles" de nature à influer sur le scrutin.

Le Canard enchaîné avait révélé fin janvier que l'épouse de François Fillon, Penelope, avait été rémunérée pendant plusieurs années comme attachée parlementaire auprès de son mari ou de son suppléant, à hauteur de centaines de milliers d'euros d'argent public, sans que soit prouvée la réalité de son travail. La justice a inculpé le couple en mars, notamment pour "détournement de fonds publics".

Le parquet de Paris a ouvert une enquête à la suite du dépôt de la plainte de M. Fillon concernant un article publié mi-avril, à 10 jours du premier tour de la présidentielle, et évoquant de nouveau les emplois fictifs présumés de sa femme, selon une source judiciaire. Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire indique que l'un de ses rédacteurs en chef et un de ses journalistes seront entendus par la police, le 11 mai, dans le cadre de cette plainte.

"Cabinet noir"?

Pendant la campagne, le candidat conservateur, arrivé en troisième position au soir du premier tour du scrutin (20% des voix) derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, avait dénoncé un "complot" politique visant à l'empêcher de gagner l'élection pour laquelle il était initialement parti favori.

M. Fillon avait également affirmé que les fuites dans la presse étaient l'oeuvre d'un "cabinet noir" autour du président socialiste sortant François Hollande, des accusations réfutées par le chef de l'Etat.

Mise en garde contre le FN

Mardi, M. Fillon a par ailleurs mis une nouvelle fois en garde contre le programme économique du Front national (FN). "Il est alarmant de voir notre société et plus d'un électeur sur deux, prêts à consentir aux solutions les plus extrêmes", a-t-il déclaré à Paris lors d'un "discours de remerciements aux parlementaires" qui ont soutenu sa campagne.

"C'est le signe que notre pays est malade de son déclin (...) mais ça n'est pas parce que la France va mal qu'il faut se jeter dans le vide", a-t-il averti. "Je l'ai dit et je le redis: le programme économique du Front National appauvrirait la Nation de façon irrémédiable; la violence idéologique de ce parti diviserait les Français; son hostilité obsessionnelle à l'égard de l'Europe nous isolerait", a-t-il ajouté.

L'ancien chef de gouvernement demande aux élus des Républicains (LR) de "rester unis" pour les législatives. "Il faut se battre pour des convictions plutôt que pour des places isolées sur un strapontin", a-t-il également affirmé, faisant allusion aux élus LR tentés de rejoindre les rangs d'Emmanuel Macron.

M. Fillon souhaite la poursuite de "l'activité de Force républicaine", le micro-parti qu'il a fondé, mais sans lui. "Je me retire, je redeviens un militant parmi les militants".

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ATS