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Ems-Chemie critique vivement l'attitude du Ministère public de la Confédération (MPC) dans le cadre de la procédure concernant une affaire d'espionnage industriel au sein du groupe en mains de la famille Blocher. Contrairement au MPC, le juge pénal chargé du cas a estimé que les actes commis étaient prescrits.

Conséquence de lenteurs inutiles, de "lourds manquements" dans la direction et l'organisation de l'enquête, ainsi que d'une mauvaise estimation, les actes commis par l'un des quatre accusés sont désormais frappés de prescription, a indiqué mercredi à Zurich Magdalena Martullo, la patronne du groupe EMS.

"Il faut avoir vécu de tels faits pour y croire" a ajouté la fille de l'ex-conseiller fédéral Christoph Blocher.

Plus de cinq ans après

Pour mémoire, le groupe sis à Herrliberg (ZH), mais dont le principal site de production est basé à Domat/Ems, avait dénoncé à la justice en 2007 trois collaborateurs et une personne extérieure représentant une entreprise métallurgique suisse pour service de renseignements économiques et violation du secret de fabrication ou du secret commercial.

Après avoir requis l'ouverture d'une instruction, le MPC a lancé un mandat d'arrêt contre les quatre personnes en mars dernier, plus de cinq ans après le début de l'affaire.

Une première plainte pénale a ensuite été déposée le 2 avril dernier devant le Tribunal pénal fédéral à l'encontre d'un des quatre suspects, alors que le délai de prescription pour les actes qui lui étaient reprochés se rapprochait.

Or quelques jours plus tard, le juge pénal en charge du cas a estimé, contrairement au MPC, que les faits reprochés, qui remontent à 2003 et 2004 étaient désormais prescrits.

ATS