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Le propriétaire du chocolat Toblerone, l'américain Mondelez, change de directeur général (archives).

KEYSTONE/AP/ALASTAIR GRANT

(sda-ats)

Le groupe alimentaire américain Mondelez, propriétaire notamment du chocolat Toblerone, a annoncé le départ de sa directrice générale Irene Rosenfeld. Ce changement intervient sous la pression de deux financiers influents et alors qu'il traverse une passe difficile.

Irene Rosenfeld, 64 ans, va céder les rênes en novembre et sera remplacée par Dirk Van de Put, le directeur général du groupe alimentaire canadien McCain Foods. Elle gardera néanmoins la présidence du conseil d'administration jusqu'au 31 mars 2018, a indiqué mercredi Mondelez.

A cette date, Dirk Van de Put assumera les fonctions de directeur général et de président du conseil d'administration. Avant McCain Foods, qui vend des surgelés dont des frites, il a travaillé pour le laboratoire pharmaceutique bâlois Novartis, les groupes alimentaires français Danone et américain Mars et le géant des boissons gazeuses Coca-Cola.

Patron mondialiste

C'est "un patron mondialiste, qui a vécu et travaillé sur trois continents différents, avec une profonde expérience et connaissance des activités importantes et des opérations commerciales aussi bien dans les marchés émergents que développés", a dit de son successeur Mme Rosenfeld, citée dans le communiqué.

Irene Rosenfeld était devenue patronne de Mondelez en 2007, à l'époque Kraft. Elle avait conservé ses fonctions après la scission en 2012 et la naissance de Mondelez, mais était depuis plusieurs mois sous la pression des financiers américains Nelson Peltz et Bill Ackman.

Les deux hommes demandaient une fusion avec un autre groupe alimentaire afin d'améliorer les marges, diminuer les coûts et doper les retours sur investissements aux actionnaires. Ils sont actionnaires de Mondelez via leurs fonds d'investissements respectifs.

Irene Rosenfeld avait tenté de racheter le chocolatier américain Hershey, qui produit notamment les célèbres barres chocolatées éponymes et les chocolats Kit Kat aux Etats-Unis pour Nestlé. Mais Hershey avait repoussé ces avances.

A la suite de cet échec, Bill Ackman avait décidé d'engager en début d'année un cabinet de chasseurs de tête pour trouver un remplaçant à Mme Rosenfeld. A Wall Street, le titre perdait 1,08% à 43,15 dollars à l'ouverture de séance.

Résultats mitigés

Ces annonces interviennent le même jour où Mondelez a dévoilé une performance contrastée au deuxième trimestre, affectée par une baisse de la demande pour ses chocolats Milka et biscuits Oreo en Amérique du Nord.

La cyberattaque Petya ayant ciblé des multinationales en juin a également eu des conséquences néfastes. Ce piratage informatique a particulièrement affecté les livraisons de produits à des clients et, surtout, le service de facturation durant les "quatre derniers jours du deuxième trimestre".

Au final, Mondelez a enregistré un chiffre d'affaires de 5,99 milliards de dollars (5,75 milliards de francs), en baisse de 5% sur un an, contre 6,02 milliards anticipés en moyenne par les analystes financiers.

Les ventes ont notamment diminué de 8,5% à 1,57 milliard de dollars en Amérique du Nord et de 5,3% à 2,17 milliards en Europe, deux marchés qui représentent à eux deux 62,5% du chiffre d'affaires.

Le bénéfice net a toutefois progressé de 7,3% à 498 millions de dollars, en raison d'une forte réduction de 12,7% des coûts. Ce résultat s'est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 48 cents, contre 46 cents attendus.

Outre les chocolats Milka, commercialisés d'abord par le neuchâtelois Suchard dès le 19e siècle avant de devenir international, et le Toblerone, fabriqué Berne, Mondelez possède encore le chocolat belge Côte d'Or ainsi que les biscuits français Lu et américains Oreo.

ATS