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L'Aquarius compte à son bord sept femmes enceintes, onze enfants en bas âge et 123 mineurs isolés.

KEYSTONE/EPA SOS MEDITERRANEE/KENNY KARPOV / HANDOUT

(sda-ats)

Ballottés en Méditerranée depuis dimanche, 629 migrants du navire humanitaire Aquarius ont entamé mardi soir leur longue traversée en mer de quatre jours, après le refus de l'Italie et de Malte de les accueillir. Ils devraient toucher la terre ferme en Espagne.

Sauvés au large de la Libye entre samedi et dimanche, ces migrants - dont sept femmes enceintes, onze enfants en bas âge et 123 mineurs isolés - ont été transférés, pour plus de la moitié d'entre eux, vers deux navires italiens.

Une fois les opérations de transfert terminées, les trois unités ont fait route vers Valence en Espagne, soit une traversée de quelque 1500 km. Il leur faudra quatre jours pour atteindre leur destination, ont affirmé mardi les garde-côtes italiens dans un communiqué.

ONG bannies des ports italiens

SOS Méditerranée, inquiète de la durée du voyage, avait dans un premier temps décliné l'offre de l'Espagne d'accueillir ses passagers. "La meilleure solution serait de débarquer ces personnes secourues dans le port le plus proche d'où elles pourraient être transportées vers l'Espagne ou un autre pays sûr", avait également réagi l'ONG française Médecins sans frontières (MSF), elle aussi présente sur l'Aquarius.

Mais la détermination du ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, à la manoeuvre depuis le début de cette crise, l'a finalement emporté. "Sauver des vies est un devoir, transformer l'Italie en un énorme camp de réfugiés, non. L'Italie en a fini de courber l'échine et d'obéir, cette fois il y a quelqu'un qui dit non", a assuré lundi sur Twitter M. Salvini, qui est en même temps le patron de la Ligue (extrême droite).

Matteo Salvini a en outre mis en garde les autres ONG qui patrouillent au large de la Libye, leur disant qu'elles seraient traitées de la même manière. Autrement dit, que les ports italiens leur seraient dorénavant interdits. Ce qui n'a pas empêché SOS Méditerranée d'affirmer mardi vouloir poursuivre ses opérations de sauvetage au large de la Libye, dès que l'Aquarius serait de retour d'Espagne.

Migrants attendus en Sicile

Cette fermeté ne concerne pour l'instant que les ONG, dont aucune n'est italienne, avait remarqué lundi M. Salvini. Un navire des garde-côtes italiens est ainsi attendu en Sicile dans les prochaines heures où il amènera 937 migrants, également secourus au large de la Libye.

Il n'empêche, le nouveau ministre italien de l'Intérieur estime avoir atteint son but: contraindre les autres pays européens à prendre en charge une partie du "fardeau" de la crise migratoire. "Nous avons ouvert un front en Europe", s'est-il ainsi félicité lundi.

L'Italie, qui a vu quelque 700'000 migrants débarquer sur ses côtes depuis 2013, a régulièrement accusé les Européens de l'avoir laissée seule face à la crise migratoire.

Proposition corse balayée

Le président français Emmanuel Macron a toutefois dénoncé mardi la "part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien" dans cette affaire. Il a par ailleurs invoqué le droit international pour justifier la décision de la France de ne pas laisser l'Aquarius accoster sur les côtes françaises.

Estimant que Valence était trop éloignée, les dirigeants nationalistes corses ont proposé mardi matin d'accueillir l'Aquarius dans un des ports de l'île. Une proposition rejetée par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

"C'est un sujet de droit international, il n'est pas question de créer un précédent qui permettrait demain à des pays européens de se défausser de leurs propres responsabilités sur leurs partenaires", a-t-il dit à la presse.

La ministre espagnole de la Justice Dolores Delgado a quant à elle réaffirmé mardi que la décision du nouveau gouvernement socialiste espagnol était une "question d'humanité". Elle a aussi évoqué la possibilité d'une "responsabilité pénale internationale" des Etats refusant d'accueillir les migrants.

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ATS