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La Suisse est à la pointe de la recherche en matière d'énergie, mais elle peine à transformer ses découvertes en produits commercialisables, dénonce un expert. "En énergie, plus qu'ailleurs, il faut des investissements énormes pour arriver sur le marché", relève-t-il.

En matière de photovoltaïque par exemple, "on assemble certes en Europe, mais la production de masse est en Chine", poursuit Christian Kunze, membre de la Commission fédérale pour la recherche énergétique (CORE) depuis 1999, dans une interview au "Temps" publiée par "Le Quotidien Jurassien".

"Et tout le monde est d'accord d'importer ces panneaux produits en dehors des normes environnementales que nous nous imposons", ajoute M. Kunze, également directeur de la Haute Ecole vaudoise d'ingénierie et de gestion. "Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis", s'indigne le scientifique.

Nucléaire privilégié

En Suisse, les moyens dévolus à la recherche sur l'énergie ont baissé dans les années 1990 et à nouveau au milieu des années 2000 dans la foulée des programmes successifs d'économies.

"Il y a toujours eu un fort lobbying des chercheurs, notamment du Paul Scherrer Institut ou des écoles polytechniques fédérales (EPF). Au final, on concluait qu'il fallait investir dans la sécurité nucléaire", explique-t-il.

Maintenant que l'énergie remonte dans les priorités politiques, il existe peut-être un risque de partir dans tous les sens, met en garde M. Kunze. "C'est le danger qu'il y a à utiliser des mots magiques", tels que "développement durables", ou "cleantech".

ATS