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Beaucoup d'enfants et de jeunes ont été victimes d'une agression sexuelle, mais peu cherchent de l'aide auprès de professionnels ou signalent l'abus, selon une étude. Dans la majorité des cas, l'agresseur est un autre jeune, parfois ancienne victime de maltraitance.

Près de 6700 élèves ont été questionnés dans le cadre de l'Etude Optimus présentée mercredi à Berne. Celle-ci constate que près de 15% des jeunes de 15 à 17 ans interrogés avouent avoir été forcés d'accepter des relations sexuelles ou des attouchements. Il apparaît aussi clairement que les filles sont beaucoup plus souvent concernées.

Plus d'un cinquième des adolescentes questionnées disent avoir déjà été victimes d'abus sexuels avec contact physique (217 sur 1000 filles), contre un douzième pour les garçons (81 sur 1000).

Dans la plupart des cas d'abus, les agresseurs sont de sexe masculin. Il s'agit souvent du petit ami, d'un camarade de classe ou d'un flirt, observe Manuel Eisner, professeur à l'Université de Cambridge (GB) et corédacteur du rapport final.

Adapter la prévention

Autre constat: 7% des garçons et 1% des filles questionnés admettent avoir commis des abus sexuels sur d'autres personnes. L'étude révèle que ces jeunes ont eux-mêmes été davantage victimes de maltraitance que la moyenne dans leur enfance: parents brutaux, peu d'amis et socialement isolés.

Cette recherche met en lumière une autre réalité: les victimes ne cherchent pas à se faire aider par des professionnels. Selon l'étude, 4% des victimes d'abus sexuels avec contact physique se sont adressées à un médecins ou un psychologue et 5% ont contacté la police.

Les auteurs de la recherche préconisent de faciliter les offres de prévention et d'aide, et de les adapter à l'âge des victimes.

Les 6700 élèves (48% de filles, 52% de garçons) ont été interrogés en 2009-2010. Parallèlement, 324 organismes engagés dans la protection de l'enfance et de la jeunesse ont renseigné sur les cas leur ayant été signalés.

ATS