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Genève ne voulait pas, comme la grande majorité des cantons, alimenter le Fonds national d'aide immédiate pour les enfants placés de force au prorata de sa population. Un donateur s'est toutefois substitué au canton et a versé ces 288'000 francs, indique le conseiller d'Etat Mauro Poggia.

"Nous voulions inverser les priorités en mettant les moyens pour le travail de mémoire et de reconnaissance des victimes avant l'argent", explique Mauro Poggia dans "Le Matin". "C'est justement cette démarche que veut saluer le donateur et que nous voulons poursuivre. Mais, si on peut faire les deux à la fois, alors tant mieux", poursuit-il.

"Ce monsieur est spontanément venu à nous", précise le conseiller d'Etat, ajoutant qu'"il aurait été absurde que Genève s'en prive". Le chef du Département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé assure qu'il était "important" pour le donateur de faire ce geste. "Nous ne nous cachons pas derrière lui", affirme-t-il.

288'000 francs

Cet homme, un ancien enfant placé, donnera les 288'000 francs que Genève doit verser à ce Fonds. Il a déjà effectué deux versements et le dernier devrait intervenir la semaine prochaine, a précisé Mauro Poggia à l'ats. L'argent ne transite pas par les comptes du canton.

Anticipant des critiques, Mauro Poggia tient à souligner que Genève n'aurait "sans doute pas entrepris le travail de mémoire qui a amené à une prise de conscience collective sur ce chapitre de notre histoire". Et "payer ne solde pas la responsabilité de l'Etat".

Sommes de 8000 francs

En Suisse, les orphelins et les enfants de familles pauvres ont été placés jusque dans les années 1980 dans d'autres foyers familiaux, le plus souvent chez des paysans. Ils devaient parfois travailler très dur pour mériter leur pain et leur logis. Certains font état de maltraitances graves et d'autorités détournant les yeux.

Les dédommagements financiers permettent de venir en aide à des personnes en situation précaire ou souffrant de problèmes psychiatriques après avoir été placées. Jusqu'ici, quelque 430 victimes ont profité de sommes de 8000 francs en moyenne versées par le fonds. Celui-ci est alimenté par les cantons, les communes et d'autres organisations à hauteur de 7 à 8 millions de francs.

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ATS