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Une information judiciaire pour corruption et favoritisme est ouverte depuis février 2011 à Paris concernant le futur siège du ministère de la Défense. La construction de ce projet-phare du gouvernement a été obtenue par le groupe français Bouygues.

Comme le révèle mardi le "Canard enchaîné", ce contrat d'un montant de 3,5 milliards d'euros devant regrouper d'ici 2015 l'ensemble des états-majors et services centraux de la Défense dans un complexe neuf du XVe arrondissement, présenté comme un "Pentagone à la française", aurait été entaché de malversations.

Deux juges d'instruction sont saisis et devront déterminer s'il y a bien eu corruption et éventuellement au profit de qui, a confirmé une source judiciaire.

Bataille

Le contrat a été signé le 31 mai 2011 mais le projet fait l'objet d'une bataille de procédure entre l'Etat et la ville de Paris, dirigée par le socialiste Bertrand Delanoë, qui estime que son plan d'urbanisme a été violé.

Enquêtant dans le cadre d'une procédure préliminaire sur la base d'une information anonyme à partir d'octobre 2010, la police financière a déjà découvert qu'un cadre dirigeant de Bouygues avait obtenu d'un haut fonctionnaire le cahier des charges du projet, écrit le "Canard enchaîné".

Tricherie?

Ce document détaillant les exigences du commanditaire permet, s'il est obtenu de manière prématurée, de présenter un projet qui a plus de chances de l'emporter. Aucune mise en examen n'a été prononcée à ce jour.

Bouygues n'est pas informé de cette procédure et ne souhaite pas faire de commentaires dans l'immédiat, a dit un porte-parole.

Certains syndicats se sont étonnés de voir que Bouygues, dirigé par un proche de Nicolas Sarkozy et témoin de son deuxième mariage, obtenait beaucoup de contrats.

ATS