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La police fédérale brésilienne enquête sur le meurtre présumé d'un écologiste mardi dernier dans la réserve de Gurupi (nord-est). Raimundo Santos Rodrigues avait entrepris de défendre l'un des rares pans intacts de la forêt vierge de l'est de l'Amazonie.

Des témoins ont raconté à la chaîne de télévision brésilienne Globo TV que Santos Rodrigues et sa femme étaient tombés dans une embuscade tendue par des individus armés se cachant dans la jungle, alors qu'ils franchissaient un pont, dans l'Etat de Maranhao. Son épouse a survécu. L'écologiste avait reçu par le passé des menaces de mort, ont rappelé ces témoins.

L'enquête sur cette mort a été confiée à la police fédérale car Raimundo Santos Rodrigues était le représentant local de l'Institut Chico Mendes pour la protection de la biodiversité, lié au ministère de l'Environnement.

Les réserves naturelles du nord du Brésil, zones où vivent des tribus indigènes dans un isolement quasi total, sont envahies de bûcherons clandestins qui recourent fréquemment à la violence contre ceux qui tentent de les empêcher d'opérer dans ces secteurs protégés.

Dans un rapport publié l'an dernier, l'ONG Global Witness a établi que le Brésil était le pays le plus dangereux au monde en ce qui concerne la défense de l'environnement. De 2002 à 2013, 448 militants écologistes y ont été assassinés.

ATS