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La conseillère fédérale Doris Leuthard avait signé en 2013 au Japon, la convention sur l'usage et les émissions de mercure, baptisée "Convention Minamata" (archives).

KEYSTONE/AP Kyodo News

(sda-ats)

La Convention internationale sur le mercure est entrée en vigueur mercredi, selon le site internet de la Convention. Elle a été signée en 2013 sous l'égide de l'ONU pour protéger la santé humaine et l'environnement contre les effets néfastes du mercure.

Cette Convention, dite "de Minamata", du nom d'une ville japonaise dont des milliers d'habitants ont été empoisonnés pendant des décennies par ce métal hautement toxique, a recueilli 128 signatures. Elle a fait l'objet de 74 ratifications.

Le texte vise à réduire au niveau mondial les émissions de mercure, sa production et son utilisation, en particulier dans la fabrication de produits et lors de processus industriels.

La Convention de Minamata prévoit notamment qu'en 2020 des produits utilisant du mercure, comme les thermomètres, devront avoir disparu. Elle donne aussi un délai de 15 ans aux Etats pour arrêter l'usage du mercure dans des activités minières.

Métal lourd très toxique

Le mercure est un métal lourd très toxique pour les êtres vivants. Une exposition trop forte à cette substance nuit au système immunitaire et peut entraîner d'autres problèmes comme des troubles psychologiques ou digestifs, la perte de dents, des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires.

La Convention de Minamata "pourrait être bénéfique à des millions de personnes affectées par cette substance toxique", a déclaré l'ONG Human Rights Watch dans un communiqué. Lors de la signature de la Convention, des organisations de défense de l'environnement avaient toutefois exprimé le doute qu'elle puisse suffire à arrêter l'usage du mercure dans les petites mines d'or artisanales.

Au moment de la signature de la Convention, environ 2000 personnes étaient mortes empoisonnées par les déchets pollués au mercure déversés pendant des décennies par une usine de la société Chisso dans les eaux de la baie de Minamata, sur l'île méridionale de Kuyshu. Des milliers d'autres étaient malades.

Selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), au cours des 100 dernières années, les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeur des océans, et provenant d'émissions liées à l'activité humaine, ont doublé. Les concentrations dans les eaux profondes ont augmenté de 25%.

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ATS